Tu ne seras jamais à l’abri

Tu ne seras jamais à l’abri.
Bon. Oui, c’est vrai. Tu peux l’être d’une façon. Ça dépend juste d’être à l’abri de quoi exactement.
Tu peux être à l’abri de la pluie, avec un parapluie. Tu peux aussi être à l’abri du vent et du froid, avec un toit sur ta maison, genre.
Avec du matériel, et même des armes, tu peux être à l’abri de bien des choses pour te protéger. Mais en fait, ce ne sont que des choses dont on se fou, complètement.
Parce que le mal que la pluie te fera en tombant sur ta tête n’est pas le même qu’une balle direct dans le coeur. Qu’on t’enlève la balle, pi qu’on te retire dessus quand tu commençais à guérir.
Je te l’ai dit. Tu ne seras jamais vraiment à l’abri.
Tu ne seras jamais à l’abri des épreuves. Il n’y a pas encore de kit de survie en vente au Wal-Mart qui te servirait pour vaincre toutes les épreuves sans rien en ressentir.
Tu ne seras jamais à l’abri de la maladie. Simplement parce qu’elle ne choisit pas ses victimes. Si elle t’atteint, tu as remporté le jeu du hasard, aussi simple que ça. Pi cherche pas à comprendre pourquoi c’est toi. T’en aura pas de réponse.
Tu ne seras jamais à l’abri de la perte d’un être cher. Ce sont les années qui ont pognées le contrat pour gérer ça. Elles se split le contrat avec le côté sombre de la vie, que j’ai entendu dire.
Tu ne seras jamais à l’abri de la pauvreté. Il y a façon de dealer avec, certes oui, mais quand les difficultés te rentrent dedans comme un dix roues, c’est dur de trouver l’abri.
Tu ne seras jamais à l’abri de l’honnêteté des gens. Il y a possibilité de faire de faire une sélection judicieuse pour former son entourage. Mais nous sommes souvent déçus de devoir reconnaître que notre confiance nous a enlever les yeux de la tête. De voir que la personne que tu aimais tant est aussi capable de te regarder souffrir en te poignardant en même temps.
Tu ne seras jamais à l’abri des pêchés. Ta force peut les contrôler, c’est vrai. Sauf quand la tentation arrive en tsunami, les bouées de sauvetages aussi résistantes se font assez rare quand tu dois braver la tempête.
Tu ne seras jamais à l’abri de la malchance. Les paquets de troubles de ta vie étaient simplement déjà placé sur ta route, sorry. Et je n’ai pas encore réussi à trouver quelque chose d’assez fort pour les déplacer ou simplement sauter par-dessus. Anyway avec mes 5 pieds, les probabilités de m’enfarger dedans sont assez fortes.
Tu ne seras jamais à l’abri de la guerre dans le monde. Simplement parce qu’à toi seul, je ne pense pas que tu sois aussi puissant que les troupes armées de Barak et Justin. Et de toute manière, t’es mieux de te taire. Parce qu’il n’y a pas de place pour ton mot à dire dans cette société.
Mais surtout, tu ne seras jamais, au grand JAMAIS, à l’abri de ce drôle de sentiment qu’est l’amour. Parce que tu n’as pas le pouvoir de faire fermer la trappe à ton coeur quand il bat un peu trop fort. Ça te met mal à laise pi faut surtout faire attention pour pas que la personne pour qui il bat l’entende. Ça vient en duo, cette affaire là, alors tu n’as pas plus la force de ramener ses battements – qui battaient aussi fort qu’un batteur autrefois – quand il semble ne plus avoir de passion. Quand t’as l’impression que les papillons sont redevenus des chenilles. Attend un peu, c’est pas tout là. Je veux aussi que tu saches que tu n’es pas – et ne sera jamais – dans la tête de la personne que tu voudrais voir t’aimer. Tsé, tant qu’à être off, m’a l’être pour de vrai.
Parce que le temps, les blessures, les gens qui tourne autour de votre amour, ton passé, pi ton futur troublant peuvent parfois se mettre en super team contre toi pour être certain de peter ta bulle d’amoureuse pour te ramener les deux pieds sur Terre pi te les clouer là en même temps. Tient! De même on va être sur qu’elle n’aura pas le droit à son bonheur celle-là! Pour que tu comprennes, que c’est une maudite histoire impossible pi que les contes de Disney ont été inventés dans le but de te faire ch*er.
Tu ne seras pas plus à l’abri de la passion folle qui t’habitera un jour, ma belle fille. Tsé, quand tu seras en amour, le vrai amour (j’imagine que ça existe). Ouais, celui qui fait mal, celui qui n’épargne pas tes miettes. Celui qui fait en sorte que tes miettes soient rendu des confettis. Celui qui se pointe n’importe quand, souvent à 2h du matin, quand tu sors du bar avec la moitié de ta tête. L’occasion idéal pour le texter ou pour lui poser toutes tes questions que t’es gênée de te poser à toi-même. NON, ne fait surtout pas ça.
En plus de ça, tu ne seras jamais à l’abri des blessures. Parce qu’il y aura toujours quelqu’un qui se fera passer en premier dans la relation, sans même laisser une seconde de ses pensées à l’autre. Parce que hein, maintenant, on ne répare plus. Ben non! On criss toute ça à la poubelle pi on s’en va s’acheter du neuf! C’est rendu tellement cheap que c’est le même prix, anyway.
Question de même, quand ton talons est brisé, es-tu assez vaillante pour aller chez le cordonnier ou tu t’en va au magasin le plus proche pour t’acheter une belle paire de bottes neuves? Moi je préfère aller voir mon chum le cordonnier, celui qui saura me réparer. Parce que mes vieilles bottes, elles sont peut-être un peu maganées mais j’suis bien dedans, on se connaît. Parce qu’elles m’ont menées 1000 fois, là où je voulais. Parce qu’elles ont pris forme à mon pied. Parce qu’elles sont remplies de souvenirs heureux. Parce qu’elles ont supportées le poids de mes larmes aussi parfois. Parce que ma vieille paire de botte me connaît aussi. Parce qu’on est familier. Des nouvelles bottes, c’est peut-être plus excitant sur le coup, mais faut marcher un sale bout avec pour qu’elles puissent prendre forme à ton pied sans te faire des ampoules partout.
Tu ne seras jamais à l’abri de tout ce qui atteint ton coeur, simplement. Ça existe pas un imperméable pour les larmes. C’est moche. Tu ne seras jamais à l’abri, parce que le matériel n’a pas encore été inventé pour retourner ta peine quand elle débarque au moment où elle n’avait pas annoncée sa visite.
Tu ne seras jamais à l’abri de rien, mais la seule chose que je peux te dire est que c’est à toi – et uniquement à toi – de devenir forte à force de manger des coups de poing sur la gueule. Tu vas voir, à un moment donné, tu saigneras pu. Donne toi la capacité de t’adapter et d’encaisser, pi retourne ton coup de poing encore plus fort après. Pi direct dans les dents de la vie. Ouais, donne toi la capacité de t’adapter, parce que dans la nature humaine, seul celui ou celle qui s’adapte pourra survivre.
S. xox
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Vous pouvez disposer

Dans ce monde de fou qui roule à la vitesse de l’éclair, j’essaie de trouver du temps. De tout placer pour que ça fit entre la job, le blogue, les rencontres, la rédaction, les photos, les sorties entre amis, voir la famille, essayer de dormir, faire le ménage, pi courir, courir, pi encore courir. Oh bien sûr, essayé de manger 3 repas par jours pi me laver, mais ça, je néglige pas ça, inquiète toi pas.
Je sais ben simpliste, je ne suis pas obligé de faire tout ça. Mais ça fait parti de moi, tout simplement.
Depuis le printemps, j’ai vraiment mit les relations avec le sexe opposé de côté. J’avais juste pas le goût pi pas le temps pour ça. Être super occupée, ça laisse moins le temps de penser et ça me satisfaisait pleinement. En fait, je ne sais pas si c’est parce que je ne voulais pas être avec quelqu’un, que j’avais peur, que je repoussais l’éventuel possibilité ou que je n’étais simplement pas tombé encore sur toi.
T’as fait du mois le plus sombre de l’année mon mois le plus illuminé.
T’as fait de mon mois de novembre un mois durant lequel j’avais envie de m’ouvrir un peu. Je ne peux pas te dire que la porte est grande ouverte, parce que ce n’est pas vrai. Moi, je suis une petite coquille fermée. Pi pour que j’aille envie de l’ouvrir, il faut que je me sente bien avec toi. Et encore là, je ne veux pas trop l’ouvrir par peur de ne plus être assez forte pour la refermer. Alors je l’ouvre à coup de très petit peu. Je l’ouvre un petit peu plus à chaque fois que je te vois. À chaque fois que tu me souris aussi. À chaque fois que tu me fais sentir bien dans tes bras. À chaque fois que tu me prépares ou me permet de manger des crêpes choco-bananes. Et parfois, je la referme un petit peu aussi quand je te sens tendu. Elle se referme un peu aussi quand j’ai l’impression que tu tournes en rond en te posant trop de question. Elle se referme un peu quand j’ai peur de toi. Quand je ne suis pas capable de lire les mots qui circulent dans ta tête. Ta tête, qui n’est pas toujours simple à comprendre, mais ça doit être parce que je ne suis pas capable d’aller jouer dedans.
Mais, même si je ne te le dirai peut-être pas en face toute suite, je suis tellement heureuse que la petite vie t’es mit sur le même passage que le mien. Style sur la rue St-Joseph et ses rues autours.
La tête sur ton tattoo hier soir, je t’ai un peu fait part de mes barrières pi de la troupe militaire qui watch lagate de mon coeur 24/24. Parce que le mot d’ordre était, il n’y a pas si longtemps d’empêcher tout petit garçon aux tattoos plutôt charmant d’y mettre les pieds. Toute personne susceptible de faire couler des larmes devait être retourné.
Toujours la tête sur ton tattoo, je t’ai demandé pourquoi tu avais décidé de te faire graver un coeur avec un couteau en plein direct dedans, sous la peau, pour toute ta vie. Et tu m’as dit : parce que je n’ai pas de coeur. Je sais que tu disais ça à la blague, mais il y a toujours un fond de vérité dans ces mots qu’on dit en riant. C’est pas vrai, t’en a un coeur, moi je pense. Sinon, peut-être qu’à force de se dire des mots doux dans le creux de l’oreille et de passer du temps collés comme des sardines je vais t’offrir de venir partager le mien. Il y a une chambre de libre justement, dans le 4 et demi de mon coeur. Peut-être que je ne détesterais pas ça de t’avoir comme coloc.
Encore et toujours la tête sur ton tattoo, tu m’as dit de pas m’inquiéter. Que je pouvais me laisser vivre et m’épanouir. Que je n’étais pas obligé d’empêcher des petites émotions de se montrer le bout du nez.
Je ne sais pas si je suis prête à cohabiter. Mais je le suis un peu plus, à chaque moment à tes côtés. Parce que dans la simplicité, t’es en train de me montrer qu’il est encore possible de croire en certaines choses dans lesquelles ont ne voulait plus croire autrefois. Parce qu’à chaque coup de bonne nuit, de je suis bien avec toi, de on se revoit cette semaine? et bien, j’ai le goût de dire à ma troupe armée jusqu’aux dents qu’ils peuvent disposez.
Ne partez pas trop loin par contre, j’aurai besoin plus de temps avant de vous congédiez. Mais je crois qu’il est temps pour moi de refaire confiance à ce que mon coeur peut gèrer et en sa capacité d’aimer.
En fait, je n’ai pas besoin d’une troupe complète pour me protéger, mon p’tit coeur pi moi. J’ai seulement besoin d’une seule personne qui saura s’en occuper et me garantir de le garder en vie. Qu’il ne lancera pas un couteau dedans, comme dans ton tattoo. Mais plutôt qu’à coup de petits moments doux, et de mots apaisant, il pourra simplement faire ce qu’il n’a pas fait depuis longtemps. Il pourra simplement battre. Pense-tu que cette personne ça pourrait être toi?

S. xox
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La chronique de la Petite Sportive

Par Julie Lapierre
Collaboratrice Pop-Up!

À l’été 2014, une amie m’a vendu son abonnement au gym vraiment pas cher. Pis là, j’ai essayé de me convaincre d’y aller. J’y allais quatre fois dans une semaine et n’y retournais pas du mois…

Come on, à force d’y aller tu vas aimer ça.

Mets-le dans ton agenda, ça va t’aider.

Vas-y avec maman, ça va être plus facile.

Pis si tu y allais le soir? Ah non, c’est mieux le matin.

Au moins, essaie de rentrer dans ton argent, Julie! [calculs infinis sur le coût mensuel par rapport à la fréquence des visites].

Fais-toi faire un programme, ça va être plus motivant.

Bon, tu joues à la ringuette l’hiver pis au soccer l’été, c’est ben correct.

Bref, je n’ai pas manqué d’imagination. Tu devineras que je ne me suis pas mise au sport…

J’avais vraiment le goût de me reconnaître dans ces articles de motivation qui passent sur les Internets.

J’avais envie de faire comme la fille qui coure dans la rue. Celle que j’ai croisée en auto tantôt, avec son kit cute. Celle que tu regardes, pis tu te dis « ça donc ben l’air facile,elle! »

Je ne voulais plus être genre un peu essoufflée arrivée en  haut de l’escalier. Pas full essoufflée, mais assez pour que ton interlocuteur s’en rende compte, pis toi aussi.

Je voulais l’avoir, moi aussi, cette motivation pour faire du sport, m’entraîner…

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai cinq cours à l’université et trois jobs. J’ai un amoureux. Pis une vie sociale. Je fais partie de l’équipe de cross-country de l’université, je joue au soccer le dimanche soir dans une équipe mixte, je suis dans ma dix-septième saison de ringuette, je m’entraîne trois fois par semaine et  je cours quatre à six fois par semaine.  (Là, tu te dis « est folle ». Peut-être un peu. Mais ça, je t’en rejaserai.)

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Chose sûre : Je me reconnais dans les articles de motivations, pis dans les quotes quétaines sur Pinterest. Je cours dans la rue, avec mes kits cute (Merci Winners!), pis je souris. Je ne suis plus essoufflée en haut de l’escalier.

J’ai trouvé la motivation. Ça vient en package deal avec plein d’autres concepts et émotions (ça aussi, je t’en reparle!). La fierté. Le bien-être. Physique. Et mental. Pis là, la roue tourne. C’est la même roue que celle du manque de motivation, mais a tourne dans l’autre sens.

Ce n’est pas tombé du ciel. J’ai eu mal. J’ai voulu arrêter. J’ai arrêté. Je me suis demandé ce que je faisais, pourquoi je le faisais. Je me suis dit « fu** that ». J’ai pleuré. J’ai été déçue. Ben déçue parfois. J’ai même été fâchée. Je parle au passé, mais tous les entraînements demeurent difficiles. La discipline, la douleur, le découragement… Ce serait faux de croire que c’est facile, même si ça l’air facile. C’est faux de croire qu’on a toujours l’air de ces coachsBeachbody (tu en suis surement une ou deux sur Facebook) (no offense!) après leur entraînement avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles, pis une phrase quétaine à écrire.  Non, il y a des jours où c’est ben plus tough que ça.

Je sais aujourd’hui ce que ça demande de commencer. Je sais comment c’est difficile de s’y mettre (et de persévérer). Je sais comment c’est facile de rester dans sa zone de confort. Je sais ce que c’est que de se regarder soi-même, en haut de l’escalier, un-peu-pas-full-mais-un-peu essoufflée.

Remarque que je ne t’ai pas parlé de chiffre, mais de bien-être. Pis ça, ce n’est pas entre les tailles 0 et 14 que ça se passe ni entre 4min/kilomètre ou 7min/kilomètre.

Je ne prétends pas être spécialiste, mais je prétends une chose par contre : toutes les sources de motivation sont bonnes. Et si je peux partager ma passion, mon expérience, mes doutes, mes échecs pis ce petit bout de moi avec toi. Pis si ça, ça peut te motiver, t’encourager, t’inspirer…

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On s’en reparle ?

Julie xox

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Ste-Catherine, t’auras eu ma peau!

Bon alors voilà. Nous sommes le 25 novembre et j’ai 25 ans. Je suis toujours célibataire.
Maudite Ste-Catherine, t’auras eu ma peau. Tu viens de me classer dans les vieilles filles.
En fait, pour être classé dans  »vieille fille » selon la Ste-Catherine, c’est que tu n’es pas encore mariée à tes 25 ans. J’y suis allée un peu plus smooth en utilisant le mot célibataire.
Selon la légende urbaine, on dit qu’il y a très longtemps, il y aurait eu une femme du nom de Catherine qui aurait été exécutée vers l’an 307 pour avoir refusé de se marier à un empereur romain, Maxence. Au XIIe siècle, on exposait sa statue dans les églises de Paris et le malheureux 25 novembre de chaque année, on déposait une coiffe sur sa tête. Habituellement, c’était la plus âgée des jeunes filles (qui devenait probablement le mouton noir du village) qui se sacrifiait et qui se préparait à vivre la honte de sa vie en allant déposer la dite chose sur la statue. Et par la suite… Ces pauvres femmes abandonnées par la race masculine se coiffaient d’un bonnet en papier. Tsé, question de ne vraiment pas passer inaperçues!
Ça jouait dur quand même dans le temps quand je regarde ça. Si malheureusement, à 25 ans tu n’étais pas encore mariée, tu étais véritablement la vieille fille de ton village. Parce que tsé, c’est clair que 25 ans c’est vieux là. Oufly, le moins que je puisse dire c’est que même si on niaise encore un peu avec cette  »fête » (si on peut appeler ça de même!) une maudite chance que la règle ne s’applique plus. Parce que non seulement je ne serais plus bonne à rien, mais il y aurait une maudite gang qui ne servirait plus à grand chose aussi!
La société évolue, une chance. Probablement que si nous étions encore à cette époque, en ce 25 novembre, je serais couchée à quelque part en petite boule loin de toute lumière susceptible d’indiquer l’endroit auquel je me trouve et en bonne compagnie – probablement un chat. Parce qu’on le sait, si t’es vieille fille, tu as automatiquement un chat tsé. J’haï les chats. Imaginez. Moi, vieille fille pour le reste de mes jours + un chat. Désespoir total.
Si je me fie à mes petites recherches faites sur Internet concernant la Ste-Catherine (ouais, j’ai vraiment regardé ça… Ben là, c’est normal non?! haha) on dit que la fête se célèbre de différente manière à travers le monde et peut également avoir une signification différente.
Oh my god. J’ai peur, sérieusement. Ces pauvres victimes de la Ste-Catherine ne semblaient plus avoir espoir en la vie et en leur futur selon Wikipédia. On dit qu’en France, la fête était l’occasion pour les pauvres femmes célibataires de prier pour avoir un mari (ing!) et pour célébrer les Catherinettes, c’est-à-dire, les femmes ayant atteint le très vieil âge de 25 ans (sh*t!) sans être mariées. Deux types de prières étaient alors pratiquées selon l’âge de la femme. Avant d’avoir 25 ans et après 25 ans. Non mais… êtes-vous prêtes?
Avant d’atteindre l’âge de 25 ans :
Donnez-moi, seigneur, un mari de bon lieu! 
Qu’il soit doux, opulent, libéral et agréable!
 
Et si par malheur l’objectif souhaité n’était pas encore atteint lors du jour crucial de vos 25 ans, vous auriez probablement récité en boucle cette prière :
Seigneur, un qui soit supportable, ou qui, parmi le monde, au moins puisse passer!
 
Nous pouvons remarquer ici que les femmes étaient donc prêtes à se contenter de peu… Pas le droit à une certaine sélection, ça nous prend un mari pi vite appart de ça! Au fond, ce que ça veut dire, c’est qu’en autant que le candidat potentiel n’avait pas l’air du bossu de Notre-Dame, il saurait faire l’affaire!
Pauvres femmes… Je n’aurais pas aimé vivre au Xe siècle, croyez-moi!
Et si on regarde de notre côté, au Canada et plus particulièrement au Québec, on dit simplement que la Ste-Catherine était une fête particulière pour les  »vieilles filles », c’est-à-dire les femmes de plus de 25 ans n’ayant pas encore de petit mari. Non seulement ces femmes devaient avoir honte de ne pas avoir été pêchée par un homme, mais en plus, elles s’affichaient en tant que célibataire en portant un drôle de chapeau sur la tête. Pas certaine qu’elles se donnaient une chance en portant cet horrible chose servant de chapeau sur la tête…
Alors les filles, si en lisant cet article vous êtes toujours célibataire, il vous reste encore quelques minutes pour aller sur tinder et choisir le premier dude ayant l’air d’un minimum de  »quelque chose » pour ne pas vous faire classer dans les vieilles filles et pour ne pas être dans l’obligation d’échanger votre belle petite tuque pour un petit bonnet en papier.
Bonne chance! Je vous laisse, je dois faire vite pour me trouver un mari, moi aussi!

S. xox

 

Lettre ouverte : mes souhaits d’anniversaire à ma meilleure amie

Parce qu’aujourd’hui ma vieille, c’est ta fête! 
(Vieille ; t’as quand même 27 ans. outch! Pauvre toi.)
Je sais, habituellement une carte de fête c’est un beau message écrit par quelqu’un qu’on ne connaît pas pi qu’on achète à la pharmacie. Desfois il y a des gens qui écrivent un petit message sur le côté gauche, tsé question de personnalisé un peu, quand même. Pi, il y en a qui font que signer leur nom avec trois petits becs. Pi c’est correct aussi.
 
Mais moi, j’ai décidé de passer par le biais de mon blogue pour te souhaiter la plus belle fête qu’il soit. Simplement parce que j’ai envie que tout le monde sache à quel point tu es une amie exceptionnelle.
 
En fait, tu n’es pas une amie. Pour être plus honnête, je dirais que tu es une soeur. La soeur quasi jumelle que je n’ai jamais eu. 
Ma grande chumette Kassandra, je ne t’apprendrai rien en te disant que tu fais parti de mes humains préférés. Vraiment.
 
Nous autres, on le sait. On a pas besoin de se parler pour se comprendre. Parfois, il ne suffît que d’un petit regard moqueur ou un regard inquiet. Mais souvent, je pense qu’on a même pas besoin de croiser les yeux. On est un peu dans nos têtes. Je peux t’entendre penser même à des kilomètres. C’est pour cette raison que je crois que le mot soeur n’est pas trop pour une relation aussi profonde qu’est la nôtre.
 
Tu te rends compte? Ça fait plus de 13 ans qu’on est amies. Pi on ne s’est jamais lâchées. Jamais. J’ai toujours pu compter sur toi et tu as toujours pu compter sur moi. C’est ça, la force de notre amitié durable.
T’es pas gênée de me demander de te prêter du cash quand t’es taulée raide et c’est également normal de te demander la même chose en premier. On a toujours pu aider l’autre, peu importe les circonstances et c’est aussi pour cette raison que notre amitié est solide.
 
Une soirée avec toi, c’est toujours un peu comme un party. Même si on est royalement  »éffoirées » sur ton divan en écoutant la p’tite tivi. Je ne m’ennuie jamais avec toi en fait. On a toujours quelque chose à se dire, à s’apprendre. On peut parler de sujets profonds pendant des heures, qu’il y a juste nous qui comprend. On peut refaire le monde par boute, pi il y a juste nous qui pourrait mener la vie qu’on s’invente. Mais surtout, oh oui surtout, on peut déblatérer pendant DES HEURES à dire tout ce qui ne fait aucun sens aux yeux des autres. Pi nous on est juste comme : c’est trop drôle. Ben non, c’est trop drôle. C’est aussi pour cette raison que notre amitié est une pièce de théâtre. Parce que malgré le fait que nous pouvons être sérieuse, on ne se prend juste jamais au sérieux.
Et il y a de ces moments vécus en 13 années d’amitié qui ont été plus marquant. Des événements que nous n’avons pas vécu ensemble sur le moment, mais que nous avons vécu ensemble par la suite. Quand ça va pas, tu prends toujours une partie de ma tristesse et quand c’est toi qui va moins bien, je prends toujours aussi une bonne pointe du gâteau de m****. Et c’est pour cette raison que notre amitié a pu nous sauver à de nombreuses reprises.
Il y a des choses qu’on a faites et des secrets que l’on ne dira jamais. Tu as toute ma confiance et je sais que j’ai aussi la tienne. Lorsque je commets un erreur ou que je fais une connerie, je sais qu’il n’y aura pas de jugements derrières tes mots réconfortants ou tes mots stupides pour essayer de me faire sourire. J’applique la même valeur dans ton cas. Je ne jugerai jamais tes choix, tout ce qui m’importe, c’est que tu vives bien avec ceux-ci. C’est aussi pour ça, que notre amitié est fidèle.
 
Nous avons presque les mêmes goûts sur tout. Sauf parfois les gars, mais j’aime mieux ça de même. Pi toi aussi, avoue? Je pourrais t’acheter un voyage, un auto, faire ton épicerie, renouveler ta garde-robe et je sais que je ne me tromperais pas. Je pense même qu’on pourrait échanger nos corps et personnes ne verrait ça aller, parce qu’on peu facilement agir et parler comme l’autre. Parce qu’on est simplement fusionnées par nos têtes et nos coeurs. Parce que d’une façon, je suis toi et tu es moi. On s’entends presque sur tout aussi. Même avec ton caractère de fille obstineuse jusqu’au dernier mot et même avec mon caractère prime. Et sais-tu quoi? C’est parce qu’on se complète, parce qu’on s’aime tellement, parce que nous sommes toujours là l’une pour l’autre, parce qu’on a le goût d’évoluer ensemble, parce qu’on a même le goût de s’appuyer dans nos projets distinct. Et sais-tu encore PLUS quoi? C’est pour ça que je crois fermement que notre amitié va durer toute notre vie. Enfin, c’est ce que je souhaite réellement.
 
Pour tes 27 ans, je ne te souhaiterai pas d’être épanouie, tu l’es déjà tellement. Par contre, je peux quand même te souhaiter de réaliser tes projets sur lesquels tu travailles fort depuis longtemps. Je te souhaite tout l’amour du monde également, en autant que cette personne ne t’enlève pas à moi. Je te souhaite simplement de continuer d’être la femme et l’amie en or que tu es. Car j’aurai encore besoin de toi pour bien longtemps, ma meilleure amie.
En ce 24 novembre, je te souhaite la plus belle des journées (tu vas la passer avec moi!) et je te souhaite également une 27e année à la hauteur de la personne que tu es. La vie est tellement devant toi mon amie et tu fonces carrément dedans. C’est aussi pour cette raison, que je t’aimerai toujours gros comme ce qu’il y a de plus gros!
 
Maintenant que tu as été émue (j’espère ben!) rions un peu et passons du bon temps ensemble aujourd’hui. Je sens qu’on va rire et avoir du fun comme pas mal. Et c’est aussi pour cette raison que tu es ma FTBH ou FTBC, ça dépendra de notre mood.
 
On fait le deal de rester BFF ? Aweille, dit oui!
Bonne fête encore Kass! 
 
Ta meilleure amie qui t’aime très fort,
S. xox
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P.S : Ma fête c’est dimanche. T’as de la pression pas mal!