Sautes-tu dans le train?

Par Suzie
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Êtes-vous en vacances? Probablement, comme la moitié et même plus du Québec présentement. Moi pas, du moins, pas avant deux jours.

J’ai tellement hâte!

Oh oui! Premièrement, il faut dire que je n’ai pas eu de vacances depuis trop longtemps. Comme j’ai changé d’emploi en mai 2017, l’été dernier, je n’ai pas eu de temps pour décompresser, relaxer, me changer les idées… Non, je n’ai fait que travailler. Alors cet été, je les attends avec plus qu’impatience.

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Ces vacances ne pouvaient pas tomber plus à point que présentement. J’ai besoin de temps. J’ai besoin de remettre les pendules à l’heure, de relaxer, de m’amuser mais aussi de prendre du temps pour moi. Juste pour moi. Je ne suis pas égoïste et loin de là, je suis surtout consciente que la dernière année a passée à la vitesse de l’éclair et que je n’ai rien vu de ça aller. Je n’avais presque pas de temps pour rien faire, rien avancer, rien profiter, rien penser… même pas le temps de penser au fait que je devais relaxer! C’est fou hein la vie en 2018?

Mais là, je suis tannée du métro-boulot-dodo. Des rires superficiels, du plaisir artificiel. J’ai envie de m’arrêter, de me fermer les yeux tout simplement et d’écouter le vent. Je ne souhaite pas inviter personne à ma retraite fermée d’été. Que moi, ma tête, mon esprit, mon corps et surtout, mon coeur. Même si je suis une fille de gang et que j’adore voir tous plein de gens tout le temps, au moment où j’en suis actuellement, il n’y a que moi qui peut s’inviter à mes vacances d’été. Du moins, pour une période. Car en fait, il n’y a juste moi qui peut s’aider et s’éclairer afin de revenir en forme, prête à escalader des montagnes et mettre tous les efforts possibles mais surtout, ne pas les mettre dans le vide. J’ai besoin de changement. J’ai besoin de nouveauté. Je veux casser ma routine, sortir de ma zone de confort, ouvrir mes yeux sur le reste du monde, tenter les nouvelles opportunités, découvrir de nouveaux talents et mettre en avant plan ma créativité, j’ai besoin de CHANGER.

Ce n’est plus le même trajet de voiture que je souhaite faire à chaque jour. Ce n’est plus le même déjeuner que je veux manger. Ce n’est plus les mêmes endroits que je souhaite fréquenter. Ce n’est plus dans 100% de ma vie actuelle que je veux me voir évoluer.

Car je suis arrêtée. Je suis sur pause, prête à accueillir des nouveautés mais aussi troublée du passé. Je suis hâtive de voir les choses tournées mais je suis craintive d’être obligé d’en abandonner.

J’aurai bientôt 29 ans et je n’ai jamais autant penser et référer toutes les situations de ma vie à mon âge. C’est un âge de transition, non? De quoi ai-je envie maintenant? Après toutes ces folles années à courir et pousser, pousser, pousser, tomber et me remettre sur pied, j’ai maintenant envie de d’autres choses. De partir à l’aventure, de tenter une nouvelle carrière, de fonder une famille et de m’épanouir en regardant celle-ci grandir, d’être heureuse dans toute ma simplicité et bref, de rester la même petite-grande-fille que je suis et que je deviens toujours plus à chaque jour, mais en concentrant mes énergies ailleurs que dans le boulot et le surpassement.

J’ai envie de me reposer quelques instant. De respirer profondément en sentant un vent de changement. De prendre mon temps, d’apprécier les petites choses de la vie tout simplement. D’avoir un côté encore plus humain, de tenir ta main et… qui sait, peut-être que nous serons prêts à mettre sur pied nos petits projets d’amoureux plus rapidement que dans un avenir lointain.

Et si je te disais que je suis prête pour le faire demain, ce changement, cette tournure du quotidien et de nos vies, serais-tu prêt à sauter dans le même train?

Dis-moi la vérité, si tu es assez fou pour me dire oui et qu’on poursuivre et réalise le tout en tant que  »nous »? Si tu ne le feel pas, je ne serai pas fâché, je comprendrai. Mais tu dois comprendre que je suis sur ma lancée et que peu importe les défis, je n’oserai pas me retourner et reculer. Alors à toi de voir si toi aussi, tu crois pouvoir.

Parce que seul on va plus vite mais à deux… on va plus loin.

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En cette journée d’anniversaire… un mot pour toi, maman.

Par Amélie
Collaboratrice Pop-Up!
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Des larmes coulent sur mes joues, mon p’tit cœur a mal, je souffre de ton absence car la vie a décidée qu’elle te reprenait, m’arrachant ma maman … Ce nom que je répète sans cesse parce que je veux que tu reviennes. Je me sens comme quand j’avais 4 ans et que je m’étais perdu à l’épicerie et que je te trouvais plus. De la peur du désespoir de la peine: je veux ma maman!!!

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Sauf que cette fois-ci il n’y a pas de madame qui va m’aider à te retrouver, tu es bel et bien partie pour de bon… Partie pour un monde meilleur certes sans la souffrance et la maladie.

Ça fait mal devoir quitter quelqu’un, pas parce qu’on l’a choisit mais parce qu’on nous l’a imposé. La maladie, le cancer qui a habité ton corps sans que tu l’invites a eu raison de toi. C’est dur de voir un être cher combattre cette maladie, ce n’est guerre plus facile de l’accompagner mais ce n’est rien à comparer la souffrance et le changement qui habite la personne malade. Quand je  repense à cet aspect, la maladie et tout ce quelle à engendrer, je ne peux souhaiter que tu sois bien ou tu es car ce serait d’être égoïste de vouloir t’avoir près de moi quand je sais par où tu es passée.

Je t’ai vu maigrir, dépérir, ne plus avoir cette force qui te caractérisait mais te voir tellement vulnérable. Être tellement heureuse si tu mangeais une bouchée de plus comme une maman l’est quand son enfant refuse de manger. Je suis restée assise à tes côtés durant la nuit lorsque tu avais peine à respirer ne sachant que faire me sentant tellement inutile. J’aurai tout donné pour pouvoir te donner un respire.

On est souvent confronté au doute dans la vie, se demandant toujours si on fait bien ou pas. Aujourd’hui,  près de 3 mois après ton départ je peux te dire avec certitude que la plus belle chose que j’ai pu faire dans ma vie c’est d’être à tes côtés  jusqu’à la toute fin. D’être resté avec toi à tous les jours jusqu’à ton dernier souffle. D’avoir tenue ta main en te disant : t’es prête vas-y !

D’avoir pu être l’infirmière à tes côtés, d’avoir été un peu ta maman car je sais que j’étais tannante à savoir si t’avais mangé et combien tu pesais. Et à être ta p’tite fille qui était en sécurité et rassurée auprès de sa mère.

Tout le monde me dit que je suis forte, que je suis bonne d’avoir fait ce que j’ai fais pour toi . Ce que les gens ne savent peut-être pas, c’est que ma force, c’est toi qui me la transmise, c’est toi qui a apprit à me tenir debout dans la vie et de continuer à avancer malgré ce qui nous arrive. Car toi-même tu ne l’a pas eu facile et malgré tout, tu as réussit! Il n’y a pas de parent parfait, comme il n’y a pas d’enfant parfait mais il y a un moment dans la vie que ta relation avec tes parents change et que tu développe une forme d’amitié et c’est cette période la plus belle. C’est celle qui me manque terriblement en ce moment. Malgré les chicanes, malgré les désaccords,  je sais qu’il faut en profiter quand nos parents sont là car la journée où ils vous sont enlevés, ça fait mal! Vivez le moment présent à chaque jour…

J’essaie d’avancer à tous les jours un pas à la fois car je t’ai promis que ça allait bien aller. Y’a des jours où la mer est calme et d’autre où elle est déchaînée un peu comme aujourd’hui où je donnerai n’importe quoi pour pouvoir être à tes cotés et jaser.

Tout me manque; toi, nos jasettes, nos fou rires. Y’a pas une personne sur cette Terre qui me connais mieux que tu me connaissais bien sûr car c’est toi qui m’a tricotée! Souvent j’avais pas besoin de parler pour que tu saches comment ça allait, tu savais quand y fallait me laisser dans ma bulle , tu savais tout!

Tu étais sûrement pas la maman parfaite mais tu étais la mienne et ça, c’est ce qui a de plus important. Je ne sais pas si j’aurai la chance d’être maman un jour, mais quand j’y pense j’ai le cœur gros en me disant que jamais je ne pourrai te présenter mon enfant. Tu aurais été tellement la grand-maman parfaite. La seule chose à laquelle je m’accroche et qui me reste c’est de me dire que tu es a mes côtés même si je ne peux te voir, et que tu y seras toujours. Sache que si un jour j’ai la chance d’être une mère, cet enfant saura tout sur toi, je lui parlerai de comment tu étais une femme formidable, généreuse et  je lui transmettrai ce que tu ma appris dans la vie. Et si cet enfant hérite de ma tête dure eh bien je lui dirais en riant que ça vient de sa grand-mère!

Je m’efforce jour après jour d’accepter ton départ, j’essaie de guérir mon cœur qui a mal. Un jour à la fois, un pas à la fois.

Sache que jamais, jamais, je ne t’oublierai et je continuerai à te parler a tous les jours. Tu es et tu seras toujours dans mes pensées. Tu seras mon soleil dans le ciel bleu et l’étoile qui brille dans la nuit.

Repose-toi maintenant ma belle maman, tu mérites ton repos et comme on dit : tu la gagné ton ciel!  Mais ne reste pas trop loin…

Je t’aimais je t’aime et je t’aimerai ma belle maman, mon ange.

Tu me manque énormément xxx

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Amélie

Overdose

Par Suzie
Photos : La Cardinal Photographe
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Et si on te laissait le choix entre toujours dormir ou ne jamais dormir? Toujours dormir, ce serait une vie assez plate. Ne jamais dormir, ça deviendrait probablement long et épuisant aussi.

Ces temps-ci, j’ai l’impression qu’il n’y a pas assez d’heures dans une journée. Je veux tout faire et tout gérer en même temps. Tu sais comme moi que c’est juste… impossible. Et pourtant moi, le lâcher prise, j’ai plus que de la misère avec ça. Ça fait que, j’accumule, j’accumule et j’accumule encore, jusqu’à ce que je me sente en overdose… d’émotions.

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Je travaille 40h par semaine dans un bureau, j’ai le blogue, ma famille, mon chum et mes amis. J’essaie, du mieux que je peux, gérer tout ce que ça implique avec un minimum de qualité.

Je ne veux pas décevoir personne, et je ne veux pas ralentir non plus. Mais parfois, sans même le vouloir, ça arrive toute seul. Ton corps t’envoies des signes ou ton entourage te le dis. Dans mon cas, quand j’en ai par-dessus la tête et que je suis crevée, c’est mon humeur qui en mange un coup. Ceux qui me connaissent bien savent très bien ce que je veux dire. (J’ai jamais fait de meurtre).

Je ne suis pas le genre de fille qui cache ses émotions. Tu peux le voir au travers de mon blogue. D’ailleurs, lorsque je publie des billets comme celui-ci, je dois être prête à assumer le fait qu’il y a des proches qui me suivent. Par contre, pour moi, un article est toujours plus crédible lorsqu’il est écrit avec son cœur au lieu de sa tête. J’essaie de garder une relation intime et professionnelle avec le blogue et vous en même temps. Cependant, mes meilleurs articles (selon les statistiques de ma page Facebook et de mon blogue) sont ceux que j’ai écrit en 10 minutes avec toute mon cœur et parfois, mes larmes.

Bref, revenons à nos moutons. Je voulais simplement que ce soit clair entre vous et moi.

Les derniers temps ont été amusant mais épuisant. J’ai participé à beaucoup de projet et d’événement pour entre autre le blogue, justement. J’adore ça, je ne veux pas arrêter. Mais j’aime aussi mon travail de bureau. Je ne veux pas sacrifier la qualité de celui-ci. J’aime encore plus mes amis et ma famille. Je veux passer le plus de temps possible avec eux. Alors, comment puis-je arriver à respirer un peu mieux et à me détendre? Les choses que je fais au quotidien sont mes passions. Il est dur d’établir des priorités à travers celles-ci. Ces occupations font toutes parties de moi. Je ne veux pas les laisser tomber, me laisser tomber.

L’étape de la prise de conscience est déjà un bon départ. Dernièrement, un gros paquet de choses autant positives que négatives sont débarquées dans ma vie, pis ça, sans même cogner. Ce sont ces choses qui m’ont permis d’arriver à me dire : tu dois faire des choix. Tu dois passer à l’action. Oui, ta bouteille de vin t’aide. Elle t’aide à oublier que tu as du ménage à faire, le temps d’une soirée. Le lendemain matin, tes tâches ne sont pas plus faite. Tu peux alors soit te racheter une autre bouteille de vin pour nier encore les faits, ou prendre ton courage à au moins une main, et passer à l’action.

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Première étape : Éliminer toutes choses et ou personnes négatives de ta vie. Les relations toxiques sont souvent celles dans lesquelles ont investit le plus d’énergie, malheureusement. Au moment ou tu sens que la personne ou la relation en question ne t’apporte pas de bonheur, de bon temps et t’apporte plus souvent des larmes qu’autre chose, Q-U-I-T-T-E moi ça. Pas facile, je sais. Mais à quoi bon donner le meilleur billet de show à quelqu’un qui n’aime même pas le band? Perte de temps et de moments heureux.

Deuxième étape : Prendre du temps pour toi. T’as le droit d’être égoïste quand tu feel pas. T’as le droit d’aller t’acheter le plus gigantesque pot de crème glacée pi ne même pas en donner une bouchée à quelqu’un. Que ce soit de chocker tes amis pour te détendre avec un livre que tu laisses traîner depuis trop longtemps, de te faire une soirée girly avec toi-même, d’écouter de la musique ben ben forte et hurler ou pleurer pendant 1h, et ce, même si tu as 1500 messages textes entrant, prend le temps de le faire. Tu répondras plus tard, personne ne va mourir. Tu vas commencer à être bien avec toi-même le jour ou tu ne te sentira plus coupable pour rien. Et que parfois, tu laisseras passer ton plaisir en premier. T’as le droit, fille.

Troisième étape : Laisser sortir les émotions. Attention, on est sur une pente glissante. J’explique : si tu as quelque chose à dire à quelqu’un, qui te permettrait de te sentir mieux après et de te vider le cœur, tu peux lui en parler. Cependant, (oui, oui, c’est moi qui dit ça) si tu ne te sens pas prêt à le faire ou que tu vies trop de grosses émotions présentement, attend. Attend d‘être calmé et d’avoir réfléchis pour ne pas que ça sorte tout croche et que dans le fond, tu te sois encore plus enfoncé au lieu de régler les problèmes (j’suis si bonne pour ça, moi!) Tu vois, moi quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Je ne choisi pas souvent les bons mots ou les meilleurs moments pour le faire, mais je le dis! Il arrive que je sois impulsive comme ça. Pour moi, c’est normal. Je peux être blessante et te dire tes 4 vérités, mais 10 minutes après, je suis peace. J’ai déjà oublié. Ce que j’ai appris avec le temps, c’est que ce ne sont pas toutes les personnes sur la Terre qui sont comme ça. Alors, parfois, ça fait encore plus mal. L’autre forme de solution que je vais te proposer pour libérer ta tête et ton cœur de ses démons est l’art. Que ce soit par l’écriture, le dessin, la création de n’importe quoi, dans lequel tu as un minimum de talent, ça fait du bien. Et ça fait parfois moins de ravage aussi, héhé. L’important dans tout ça, c’est que tu dois partager ta tristesse ou ta colère au travers quelque chose qui t’apporte du bien.

Quatrième et dernière étape : LET IT GO. Étant une personne qui veut tout contrôler, je sais que je ne peux pas. J’essaie, du mieux que je peux, laisser aller les choses. Oui, je l’avoue, je crois au destin et au fait que la vie fait bien les choses. Si quelque chose t’appartient ou est fait pour toi, il n’aura aucune raison de te quitter. So, belle fille, prend deux-trois respires (n’oublies pas d’expirer aussi) et dit toi que le temps arrange souvent bien des choses. Lâche prise sur ce que tu ne peux pas contrôler et garde le focus sur les bons côtés de toi. Même chose pour ton entourage. Investit tes énergies avec les gens qui se battent pour avoir le meilleur billet de ton show. Pas ceux qui peuvent se le procurer juste parce qu’ils ont plus d’argent que plus de cœur.

Oh et dernière chose, soit un peu plus YOLO (ça se dit tu encore ça?) les plus belles choses de la vie sont souvent imprévisibles… et n’arrivent pas pour rien! 🙂

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Tu as 25 ans aujourd’hui…

Par Suzie
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Il y a exactement 25 ans aujourd’hui, soit le 5 avril 1993, arrivait dans ma vie celui qui prendrait enfin mon rôle du «bébé de la famille». Du haut de mes 3 ans et demi, je t’attendais et j’étais prête à te passer le flambeau pour combler ce rôle.

Ce rôle qui, sans même le savoir, tu allais garder toute ta vie. Le «p’tit dernier», le «bébé de la famille»…

Mon «p’tit frère».

Ton arrivée m’était hâtive probablement parce que j’avais hâte d’être considérée comme une grande fille. Bien que, finalement, on dirait bien que je ne suis jamais devenue vraiment grande, je savais qu’Annie, l’ainée de la famille, t’utiliserait peut-être à ton tour en guise de «catin». Pour ma part, je t’ai peut-être utilisé en guise de souffre-douleur durant tes 10 premières années de ta vie. Tu savais bien que je t’aimais très fort quand même hein? Que malgré les fausses menaces que je te faisais juste pour voir la peur s’afficher dans tes yeux, je ne t’aurais jamais fait de mal. Tu le savais, hein?

Et puis est venue l’époque durant laquelle tu es devenu un adolescent. On s’entendait bien environ 1 journée sur 2. Mais malgré mon attitude pas mal rock’n’roll  qui prenait le contrôle de la maison, j’espère que tu savais que j’appréciais ta compagnie quand même. Et ce, même quand tu allais te cacher dans ta chambre parce que t’aimais pas ça quand je me chicanais avec maman et papa.

Pi des fois, toi aussi ça t’arrivait de te fâcher. T’étais pas full crédible, mais bon, l’effort était là pour nous démontrer ton mécontentement de la situation. Je m’en souviens encore comme si c’était hier, tu ouvrais la porte et tu criais : ARRÊTEZ! Et tu la fermais aussitôt.

T’étais plutôt mignonceau.

Malgré notre petite différence d’âge et parfois d’intérêt durant cette période, les saisons ont fini par passer et nous avons gagné beaucoup en maturité.

Tu as un jour eu 18 ans. T’étais mon chauffeur désigné pour le bar. C’était parfait, je t’en remercie encore d’ailleurs! Petit frère s’occupe de sa grande soeur. L’âge n’avait plus d’importance soudainement, seuls nos liens prenaient le dessus pour prendre soin l’un de l’autre. Et ce, malgré tout. Car la famille et l’amour qui nous unit, c’est la valeur primordiale chez nous.

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Durant ses années, nous avons appris à se connaître en tant qu’adultes. Étonnement, on avait de plus en plus les mêmes activités (les miennes incluaient l’alcool, pas toi, haha!) et nous avons faits toutes sortes de choses extraordinaires ensemble. On est sorti en masse, on a voyagé ensemble, on a été aux meilleurs shows ensemble, on a fait le meilleur roadtrip de notre vie ensemble, on a rit en mautadit aussi. On a partagé ce qu’on avait mit de côté durant les quelques dernières années.

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Dans les situations difficiles, tu as toujours été là. J’espère que tu te dis la même chose venant de ma part. Sinon, je t’assure que j’aurais toujours été là pour toi, peu importe l’heure, la raison, pour célébrer ou pleurer avec toi, pour aller me battre s’il fallait. Encore aujourd’hui, ces principes demeurent les mêmes et je veux que tu le saches.

Tu m’as souvent aidé toi aussi. N’est-ce pas un peu la honte pour une grande soeur de demander l’aide de son petit frère? Certains diront oui, nous on dira non. Car on peut se fier sur l’un et l’autre et ça, nous le savons.

On a vécu des moments plus difficiles aussi ensemble, mais nous avons toujours trouvé le courage ensemble pour surmonter ces moments qui nous donnaient moins le goût de sourire.

Et on a même nos petits secrets gardés ensemble. Qu’on ne révélera jamais, hein? Surtout pas à Monsieur Réjean.

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Et aujourd’hui, tu as 25 ans. Comme le temps passe vite. Comme tu as pris de la valeur au fils de ces années. Petit frère devenu grand, tu gères maintenant mon argent! En plus d’être l’une de mes personnes préférées, tu es aussi mon conseiller financier.

Qui l’aurait cru? Qu’un jour, chacun de nos côtés, mais aussi ensemble, nous deviendrions un peu ce qu’on a toujours voulu. Qu’on se soit vu grandir, qu’on se soit vu s’accomplir et s’épanouir.

Tu me surprendras toujours mon p’tit frère. Par ton intelligence, par ta tranquillité d’esprit, mais autant par ton côté très funky. Par ton sarcasme même si parfois il m’agace.

Te voilà devenu un homme. Un voyageur, un amoureux, un gars ambitieux et qui semble tellement heureux.

Mais malgré les années qui passent et notre jeunesse qui se tasse… Tu es et tu resteras toujours «mon p’tit frère».

Joyeux anniversaire et que cette nouvelle année qui s’offre à toi soit synonyme d’accomplissement, d’amour et de réalisation qui te feront devenir encore plus grand.

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Je t’aime!

Ta grande-petite soeur,

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Le temps

Par Suzie
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Êtes-vous le genre de personne qui est réglée au quart de tour?

Ou peut-être, avez-vous trop de temps? Trop de temps libre, trop de temps à attendre?

La définition du temps est différente d’une personne à l’autre et pourtant, ce qui est étrange, est que nous possédons tous le même. Il y a 24 heures dans une journée pour toi et il y en a aussi 24 pour moi.

Tout est dans la façon de le gérer. Ses occupations, son travail, ses loisirs, le temps que l’on prend (pas assez!) pour soi, celui qu’on accorde aux autres. Tout est une question de temps, vraiment?

Non. Tout est une question de priorité.

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Le meilleur exemple que je puisse vous donner et qui m’amène justement à vous écrire ces lignes ce soir, c’est clairement mon chum et moi. Nous avons bien des points en commun et des choses formidables à partager mais… Quand il est question de «temps», on a une vision bien différente du terme.

Mon chum? L’homme le plus relax de la Terre peut-être? Sinon, le deuxième, j’en suis certaine. Bien qu’il soit assez occupé avec sa passion pour le snow et le skate, il trouve toujours le temps d’aller travailler sans chialer, de faire l’épicerie et le ménage autant que moi sans trouver que c’est une corvée, pour voir ses amis, pour prendre des nouvelles par-ci et par-là… Bref, le temps n’est pas son principal stress dans la vie. Ouin, dans le fond, je crois qu’il n’a juste aucun stress dans sa vie.

Pi ça fait du bien de côtoyer quelqu’un comme ça au quotidien.

Moi? Probablement pas la fille qui roule le plus sur Terre, mais certainement pas la dernière. Mes journées sont remplies à n’en pu voir le chiffre qui indique la date dans mon agenda. Mes rencontres, réunions et rendez-vous se croisent 1 fois sur 2 parce que dans ma tête, je vais avoir le temps d’écrire 50 articles, aller à 2-3 rencontres, passer au centre d’achat voir ce qu’il y a de nouveau depuis hier (lol), aller gazer, aller faire l’épicerie, préparer une soupe, laver la salle de bain et enfin, finir de ramasser ma chambre. Qui n’est toujours pas terminée de placer depuis le 1er juillet, soit dit en passant.

Bon, ça l’air stressant à lire de même la mais, en vrai, je ne suis pas toujours stressée à être essoufflée à en parler. J’aime prendre du temps pour moi, quand je le peux. C’est certain que j’en ai beaucoup moins qu’avant avec le blogue mais savez-vous quoi? Même si je travaille sur le blogue, pour moi, c’est relaxant. C’est de prendre du temps pour moi. Parce que c’est ma passion, mais c’est aussi ce qui me maintient en vie. Au moment où vous lisez cette phrase, il est 18h23. J’ai commencé à rédigé le texte à 18h12. Pour moi, tout est une question de temps.

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Mais encore là, il doit y avoir un juste milieu entre mon chum et moi. Chaque personne a son habilité ou inhabilité à faire du temps, quelque chose de précieux.

  • Pas l’temps. /  Ahhh pas eu le temps.  / Ben là! J’ai pas le temps.  / Voyons criss! Voir que j’ai le temps de faire ça moi hein!
  • Voyons, le temps passe dont ben pas vite cet après-midi! / Ahhh, c’est pas encore le temps? / Bon, y’était temps! 

Vous reconnaissez-vous à travers ces phrases que nous répétons à mainte reprises presqu’à chaque jour? On a même pas l’TEMPS de s’en rendre compte.

En fait, je dois vous rappeler que ce n’est pas cette phrase «je n’ai pas le temps» qu’on devrait prononcer, mais bien «je ne prends pas le temps de…» Il y a toute qu’une différence et une belle nuance là-dedans.

Pour certain le temps est long. Comme les amoureux qui sont séparés par un continent et qu’ils ne veulent plus attendre, une minute de plus ou de moins, pour se voir.

Pour certains, le temps c’est de l’argent. Ces bourreaux du travail qui font de leur vie une carrière gratifiante et très intéressante, mais qui n’ont même pas pu profiter de leurs journées de congés. Ben oui ils sont riches, c’est vrai. Mais ils ne prennent même pas le temps de dépenser leur argent avec leurs propres mains. Ils en paient d’autres pour le faire ou pour leur rendre tous les petits services et les entretiens qu’ils n’ont, bien sûr pas le temps de faire.

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Et puis pour ceux qui restent, le temps est leur richesse principale. Ils se donnent un défi à chaque matin, dès que la minute réglée sur leur cadran se met à tourner : un marathon. Ces gens, je crois, voit ce défi comme une opportunité d’avoir à chaque matin, une longue route devant eux. Cette route sera toutes les choses prévues à l’agenda aujourd’hui. Des choses le fun, et des choses moins le fun. Travail, courir un peu entre les rendez-vous, mais au moins, il y a les mots amis, famille, amoureux dans la même section de leur agenda. Les journées sont remplies, mais c’est souvent ce qui les garde en vie. Ils sont un peu étourdis, mais ont toujours du temps pour les amis.

Ces gens sont motivés, crinqués, déterminés et ne veulent pas chômer. Regarder la télé? S’ils sont malades. Ils trouveront une façon d’être utile et de rentabiliser leur journée en compensant par quelque chose d’utile, qui est aussi leur chose préféré.

Comme ce blogue.

Ces gens,  c’est moi. J’utilise la 3e personne du pluriel pour moins me sentir seul. Je le sens déjà trop depuis hier.

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Je l’ai trop ressenti dans l’écho de tes mots. Dans les tremblements qui m’ont fait mal en dedans. Dans chacune de tes syllabes, chacun de tes mots qui étaient loin d’être les plus beaux.

Je suis Suzie, et je fais partie de cette troisième catégorie. Je trouve toujours le temps de travailler pour mieux performer, mais je ne t’ai pas oublié malgré les mots déchirants que tu m’as balancés. Tu as toujours une place dans chaque section encadré d’un chiffre dans mon agenda.

Et tu as même toujours, un petit coeur de dessiné à côté.

C’est ce que je t’aurais répliqué hier, mais tu vois, le temps m’a manqué.

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