L’amour, c’est facile.

Par Suzie
lps164

 

Ouaip. Je m’y attendais.

Malgré le fait que vous n’êtes pas debout devant moi au moment où vous lisez mes mots, je vous ressens quand même. Jusque dans ma tête.

«L’amour? Facile?»

Certains diront que ces deux mots ne sont pas faits pour être BFF. Certains diront que je ne sais pas de quoi je parle – peut-être aussi. Et… certains diront qu’il n’y a rien de plus vrai. Ces personnes, chanceux comme ils sont, ont déjà vécu l’amour, le vrai, ou le vivent à pleine capacité au moment où vous lisez encore ces mots.

large (2)

Je suis heureuse de partager avec vous le fait que j’appartiens à ce dernier groupe de personne. Mais, ça n’a pas toujours été le cas. Et ce, malgré ce que je pensais ou plutôt, que j’ai cru de tout mon âme durant ces 5 années de hauts, mais surtout de bas.

À l’âge où j’en suis aujourd’hui, j’ignore si ma réflexion devrait s’appliquer à moi-même ou plutôt, si je ne devrais pas garder ces sages mots qui ont tellement tournés dans ma tête pour finir par s’assembler, pour ma future création. Si un jour j’ai une fille, j’aimerais lui expliquer tout ça pour lui éviter le pire.

Ce n’est pas que j’ai été victime de violence physique ou d’abus de toute sorte – ça n’a jamais fait parti de ma vie jusqu’à présent et j’espère ne jamais avoir à vivre des moments comme ça non plus, évidemment. Mais pendant longtemps, pendant 5 ans, alors que j’étais «la fille la plus amoureuse et la plus chanceuse de toute la Terre», j’étais plutôt une jeune fille qui ne réalisait pas à quel point j’étais en train de me laisser mourir. Mourir par en-dedans.

Se fondre dans quelqu’un. Oublier qui l’on est. Ne plus mener sa vie comme on l’a toujours fait. Détourner une paire de yeux, pourtant bien connu depuis plusieurs année, juste pour éviter de se faire chanter des bêtise un coup que nos regards se seraient croisé. Oh, mais ça ma douce fille, tu ne t’en rends pas compte toute suite. Au contraire, tu finis par croire que c’est normal, que tous les couples sont jaloux et possessifs comme ça, qu’on est tellement amoureux qu’on ne veut plus connaître de nouvelles personnes, agrandir son cercle de relation de toute sorte, autant amicale que professionnel et bref, on fini par s’isoler d’amour. Par peur de se perdre. Par peur de nous perdre. Par peur de se faire voler la seule et unique chose qui compte pour nous ; notre amoureux.

Sauf que pendant toutes ces belles années folles où tu crois que tu es on top of the world parce que tu te fais traiter comme une princesse, que tout le monde vous dit à quel point vous êtes beaux ensemble, que vous ayez ou pas des projets futurs et bien des mots classiques qui ressortent à chaque chicane auquel tu t’accroche et qui fini par te faire tout oublier – tous les mots qui t’on pourtant tellement blesser au moment où ils ont été prononcés – ce que tu crois, ce n’est pas ce que c’est en réalité. Ce n’est pas l’amour. C’est un vieux cercle qui ne fini plus de tourner. C’est un cercle vicieux.

C’est de t’accrocher au peu du beau qu’il te reste comme image quand tu pense à lui. C’est de te dire que tu ne te passerais pas de son odeur ou de sa recette de raviolis à la Giovanni. C’est d’avoir peur de tout abandonner pour tout recommencer. C’est de s’accrocher au passé et de ne pas vouloir aller rencontrer le futur. Parce que dans ces moments là, il n’y a plus de présent. Parce que tu ne vis plus, tout simplement.

Si tu vis, c’est bien parce que ton corps te permet encore de respirer. Parce qu’en dedans, tu le sais toi-même que t’es plus la fille d’avant.

Et peut-être que tes bonnes amies, celles qui veulent vraiment ton bien et retrouver la femme heureuse que tu étais, te le diront que ta relation… C’est malsain et que tu sembles être pris dans un tourbillon. Peut-être, oui, qu’elles t’en parleront. Je te le souhaite.

Mais ce que je te souhaite le plus, car tu le mérite tellement, c’est de prendre conscience par toi-même que tu n’es plus bien dans cette vie qui n’est pas la tienne. Dans cette vie où ta liberté, est maintenant gérer dans une paire de main qui n’est pas celle qui t’appartient. C’est de te donner le droit à toi aussi de faire tes choix et d’aller là où bon te semble au moment qu’il te conviendra.

C’est de te choisir toi. De choisir tes combats. D’être prête à pleurer, devoir tout recommencer et être démolie. Non… je ne te ferai pas de menteries.

large

Sauf qu’un coup que le printemps revient, tu vas tellement te sentir bien. Un coup que tu auras compris que ce n’est pas ça la vie, tu vas te reconstruire et tu vas tellement être belle. Parce que tu vas avoir repris confiance, parce que tu vas apprendre à nouveau à tout faire par toi-même, que ce soit d’installer un cadre ou te donner le droit de rentrer bien pactée à 5h du matin, tu vas te choisir TOI.

Et c’est à ce moment-là, quand plus rien ne te fera peur, quand la confiance t’aura regagnée de la tête au pieds, quand tu ne regarderas même plus le gars devant toi ou n’importe quel autre, que tu vas te cogner la tête contre lui. Le nouveau, le bon, le vrai amour.

C’est au moment où tu auras enlevé ton maquillage de fille trop déprimée et que tu t’auras faite une nouvelle beauté que ça va t’arriver. Lui, le gars et l’amour. La vraie relation que tu mérites réellement et que chacune de nous mérite.

Ce gars tellement simple mais gentil, qui te fera rire pour tout et pour rien, avec qui tu pourras discuter pendant des heures sans avoir peur de dire un mot de travers qui pourrait faire finir ta soirée comme un calvaire… Ce sera lui, qui te fera sentir bien au quotidien et avec qui tu pourras faire tout et rien. Tant que tu seras avec lui ou sans lui, rien ne changera car la confiance sera bien installée et t’auras plus à te méfier.

Si je devais décrire ma relation que j’ai maintenant depuis 2 ans avec le mien, mon homme je dirais… Je dirais ; évidence. Car il est mon évidence. Que je me plante à pleine face ou que je gagne le gros lot, c’est à lui que je penserai en premier. C’est lui que je vais appeler. C’est lui que je vois dans mon futur et que je vois comme étant le père de mes enfants. C’est lui que je vois comme mon meilleur ami mais dont je suis tellement encore et toujours plus amoureuse. C’est avec lui que je vis, que je veux tout faire et que je veux rester. Mais… je n’ai pas besoin d’être toujours surveillée ou d’être à ses côtés et m’empêcher de respirer. Non! C’est tout au contraire, une relation en pleine liberté d’être soi-même avec l’autre, de se redécouvrir à chaque journée, de se donner le droit d’aimer et d’être aimé.

Et c’est ça l’amour. Ça prends maintenant tout son sens quand je vous dire qu’au fond, y’a rien de plus simple que le vrai et le véritable amour.

large (1)

Et à chacune de vous qui le vivez, je vous souhaite de le vivre longtemps. Et à chacune des filles qui pensent que ça va juste jamais leur arrivé – arrêtez moi ça. On a tous le droit de vivre ce sentiment indescriptible à une condition ; de se laisser pousser par le vent et d’attendre de voir dans quel bras on atterrira.


IMG_3352suzie18.PNG

 

Publicités

3 commentaires sur « L’amour, c’est facile. »

  1. Ton texte est très beau ! Il me parle beaucoup et c’est vrai qu’une fois que toute la relation malsaine effacée il suffit de revivre ça et de se laisser porter là où le vent nous guidera 🙂 Avoir confiance en soi c’est primordial pour avoir confiance en l’autre et je suis ravie que tu vives ça ! Un jour ou l’autre moi aussi je vivrai tout ça même si pour le moment j’ai appris à vivre pour moi et faire les choses pour moi et j’en suis ravie ! 😉 Je te fais des bisous ❤

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s