Par Suzie
Photos | La Cardinal Photographe
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Je ne sais pas à quel moment ça a commencé ni comment et encore moins pourquoi.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été une fille assez peace, pas trop stressée et surtout, qui prends la vie comme elle vient.

Et on vieillit. Les petits problèmes d’autrefois ne sont pas les mêmes maintenant. Enfant, ne pas pouvoir jouer avec son jouet préféré parce qu’il est déjà emprunter, c’était une sorte de problématique plate. C’était décevant… Une petite crise et puis oups, on passe au suivant! Ado, ne pas pouvoir aller à un party à lequel TOUT LE MONDE (saluuuuut, papa!) allait et en plus où mon kick sortirait… ça faisait vraiment ch*er. Et voilà qu’adulte, ne pas voir sa vie se dérouler comme elle semblait être écrit sur papier, ne pas être aussi riche que dans ses plans dessinés, ne pas avoir un job après avoir passé l’entrevu, se faire flusher pour une raison qui, à nos yeux tristes, ne font pas de sens… C’est terrible. Je parle pour parler là, ce ne sont pas des situations qui s’appliquent à moi (en tous cas, heureusement pas toutes!) mais vous pigez… Ça fait un peu toute parti de nous ces choses désagréables de la vie. Et plus on vieillit, plus les problèmes et les combats semblent devenir intense. On s’entraîne avec les années mais… parfois on est moins prêts qu’on le pensait.

On a tous des combats. Certains les choisissent, d’autres les subissent.

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Nous en avons tous. Certains préfèrent se les cacher, d’autre les crient sur les toit du monde entier. Certain peuvent nous faire rigoler, d’autres peuvent nous tuer. Tout le monde à ses combats et c’est normal. Tout le monde a un peu mal. Pour certain, nos combats sont banals et pour d’autres, ils se demandent encore comment on peut garder le moral.

C’est quoi toi, ton combat? 

Le mien il est… particulier. C’est un combat, comme je disais, qui a commencé sans me signaler son arrivée il y a de ça à peine quelques années. Ce combat, c’est le mien. Il m’appartient. À chaque jour je me lève d’un pas fonceur et je suis prête à me foutre mes gants de boxes dans les mains, m’étirer et monter sur mon ring. À chaque jour je me dis que c’est avant ce soir que je vais lui foutre sa raclée. Celle qui le fera saigner. Celle qui est tant mérité.

Mais bien souvent, quand la noirceur revient et que je rentre à la maison, il n’est pas mort. Le soir, il me poursuit même. Il me suit jusque chez moi, jusqu’à la dernière minute durant laquelle je n’ai pas fermé les yeux encore. Ce combat veut ma mort.

Ce combat, c’est moi. C’est Suzie contre Suzie. C’est de vouloir faire mieux que son meilleur. Je suis extrêmement dur et perfectionniste envers moi-même et oui, au fil du temps, malgré tous les changements, c’est devenu un combat. Un coup de poing de plus à chaque matin, un coup de poing de plus quand je n’ai pas eu le temps de terminer la rédaction d’un texte, un coup de poing encore si à mon travail, je n’ai pas atteint mes objectifs fixés, un coup de poing direct entre les deux yeux, quand j’avais un super plan pour vendredi soir mais que je suis brûlée et cernée de ma semaine de combat. Je me bat contre moi-même 7 jours par semaine. À toujours vouloir aller plus vite, à toujours vouloir être meilleur, être plus belle, être plus disponible, être plus performante, être une meilleure fille, une meilleure blonde, une meilleure amie, une meilleure soeur et même… être une meilleure personne.

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Mais elle est où la fin de ce «meilleur»? En existe-t-elle du moins? Sinon, je me battrai sans fin…?

À chaque jour, j’en veux plus. Plus de satisfaction, plus de motivation, plus de TOUT. Je n’ai plus de place à laisser pour mes erreurs. Je suis constamment en quête de la perfection.

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Et au final, je trouve ça con. De me tirer autant d’énergie et de me garocher autant d’insulte à moi-même, sans pourtant savoir si ça en vaut la peine, s’il y a une raison. C’est ça moi mon combat. C’est ça moi ma raison de me battre à tous les maudits jour.

C’est ça moi mon ring. C’est ça moi ma vie.

Et je commence vraiment à en avoir les bras, l’esprit et le coeur meurtris.

 

suzie38

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3 replies on “Mon combat dans le ring

  1. Ma belle Suzie, je comprends tellement ton combat! Je te l’ai déjà dis, tu es ne personne qui m’inspire chaque jour. Tu fais du travail tellement génial, mais je comprends tellement comment on peut vouloir être meilleur et encore meilleur. Reste qui tu es et donne tout ce que tu peux, mais donne toi du repos aussi. Tu le mérites. xoxoxo

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