Trouver le bon soulier à son pied

Par Suzie
J’ai toujours été perçue comme une bonne vivante. Une fille qui aime faire la fête, une rassembleuse. Une fille qui sait et qui profite de la vie.
En fait, j’ai toujours été, devrais-je dire. Je n’ai pas juste l’aire, j’ai aussi la chanson qui vient avec.
Cette fille, je l’étais, je le suis encore et le serai toujours. Je n’ai pas de difficulté à transmettre mes émotions, mes envies, ce que j’adore par dessus tout et ce qui me démolie complètement.
Si je vais bien? Si je vais moins bien? Oh! Vous le saurez par l’entremise de mes yeux, de ma bouche et par ma façon de répondre à votre bonjour ou votre «comment ça va»? Que vous l’écoutiez ou pas.
Ce serai de mentir de dire que mes derniers mois ont été calme comme un lac sans poisson. Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, ça a bougé, soyez-en assuré! De toute manière, j’aime pas ça moi les terrains trop bien entrenus, les gazons verts fluo et une eau de piscine trop bleu comme dans les films. Ça me prend un peu de mauvais herbe à travers tout ça, un peu de jaune parmi chaque brin de foin pi mettre du chlore dans ma piscine à l’occasion pour la refaire briller, ben j’haï pas ça. Tout ça pour vous dire que les défis, j’en prends. Que ce soit de bonnes opportunités ou bien une balloune qui me pète en pleine face, j’en garderai un bon souvenir parce que rien n’arrive pour rien. À chaque cas de drama, je réussis à trouver un effet positif – même s’il est parfois ben long à trouver – et je le range dans mon coffre à outil de la vie. Pourquoi? Parce que même si ça peut prendre 30 ans avant que je le dépoussière de mon coffre, et même si je le sors qu’une seule fois, je sais que cet outil me sauvera d’une situation ou même la vie un de ses jours.

Je suis une fille qui croit beaucoup en ce que la vie dépose sur son chemin. Mélangé à l’espoir et un peu de hasard.
Je m’adapte. Je survie. C’est la vie.
Suite à cette série d’événements le fun et moins le fun, j’ai un peu changé. Certes, je suis la même fille qui aime les sorties, ses amis et la vie. Par contre, je me dois de vous dire que j’en ai passé des soirées à me virer le cerveau de tout bord, tout côté pour essayer de remettre tout ce qui venait de débarquer dans ma vie dans un sens qui aurait de l’allure.
J’en ai passé aussi, des soirées seule dans mon 4 et demi à gratter tous les fonds de tiroir pour trouver un peu de confiance et de motivation, au lieu de sortir avec mes amies.
Et puis parfois, derrière un texto qui disait «Oh, non merci, j’ai déjà quelque chose ce soir» ou encore «Je suis fatiguée, je vais me reposer…» se cachait plutôt un «J’ai besoin de temps pour moi» ou encore un «Je n’ai tout simplement pas envie…»
Alors quand ma tête me dit de rester seule à essayer de la gérer maintenant, je l’écoute. Je laisse le temps passer. C’est le meilleur truc que je peux vous donner.
Vous écoutez, quitte à ce que votre date ou votre ami soit fâché parce que vous l’avez chocké. Il ou elle mettra ça derrière sa cravate ou dans son bustier le jour de son mariage ;)!
Et on m’a déjà donné un conseil ; une chose à la fois. Une étape à la fois. Un problème à la fois. Une réussite à la fois. Mais surtout, ne jamais, au GRAND jamais, tout mettre dans le même panier.
Ça risque d’exploser.
Mais gérer une chose à la fois quand nous en avons plus d’une dizaine à surmonter avec un délai assez serré, ça peut devenir stressant et gruger beaucoup d’énergie. Encore là, à chacun sa façon de choisir ses souliers pour escalader la montagne.
Et n’essaie pas d’enfiler tes pieds dans ceux des autres qui ont réussis à atteindre le sommet. À coup d’ampoules et d’écorchures, ils ont été moulés.
J’ai donc commencé à me trouver une belle paire bien ordinaire. Un modèle assez rond et carré qui ferait aux pieds de monsieur et madame tout le monde. Et puis je les ai enfilé et laçé. Et c’est là que je suis partie.
Seule avec mes souliers. Mes souliers attachés bien serrés. Je me sentais plus en sécurité.
J’ai commencé à explorer le terrain qui se trouvait devant moi. J’ai marché et je me suis dirigé vers la montagne qui semblait être la plus grosse et la plus longue à monter. Un coup que celle-là sera du passé, les autres devraient se ranger un peu plus de mon côté?
Une à une, j’ai marché, escaladé, monté, donner des coups de pieds, varger, sacré.
Mais j’y suis arrivé. Il en reste encore quelques unes à grimper. Mais ça devrait bien aller.
Parce que mes souliers, je me les ai formés.
suzie-2

Publié par La Petite Simpliste

Fondatrice et rédactrice du blogue

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