Et si c’était maintenant qu’on vivait?

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu hâte au moment où ma vie allait commencer pour de vrai.
Ça, c’était dans ma tête d’enfant. Parce que quand j’étais jeune, disons au primaire, j’avais hâte d’être une adolescente. De commencer à assumer un style, à faire des choix relationnel, d’intérêt et de carrière.
Adolescente, plus précisément quand j’étais mineure, j’avais hâte d’avoir 18 ans. Pour enfin pouvoir sortir dans les bars sans apprendre par coeur toutes les infos de ma fausse carte jusqu’au signe astrologique à chaque fois.
Quand j’ai eu 18 ans, j’avais hâte de terminer mes études au complet, même si je ne savais pas véritablement que mon parcours allait changer et que je ne savais pas à quelle âge je deviendrais enfin  »une vraie adulte ».
À 20 ans, j’ai eu hâte d’avoir enfin 21 ans pour être majeure partout dans le monde. Pour pouvoir sortir dans les bars des États-Unis sans avoir peur de me faire prendre en tant que mineure et de rester derrière les barreaux d’une prison de la Virginie.
Et puis de 21 ans à 26, même si c’est 5 longues années et beaucoup de jour, je n’ai rien vu passer.
De 21 ans à 25, j’ai eu hâte d’être une vraie jeune femme. De bâtir ma carrière, de trouver un homme avec qui j’allais vouloir vivre une vraie histoire d’amour digne des films, d’avoir enfin ma voiture, de pouvoir sortir et entrer comme je veux, d’avoir mon argent gagné avec mon job et bref… Vous savez, toutes ces belles étapes qui constituent la vingtaine.
Et maintenant que j’ai 26 ans, je suis un peu mêlée à savoir ce dont j’ai envie – ou pas – et à quel endroit je dois ou devrais être. J’ai ma carrière depuis 5 ans et j’ai un bon emploi qui m’apporte un revenu fixe et une sécurité avec ma permanence. Mais maintenant, est-ce que c’est encore de ça dont j’ai envie à chaque matin quand j’ouvre mes yeux? Je ne sais pas. Et si je suis pour me réveiller et me torturer à chaque matin de ma vie, qu’est-ce que je vais devenir? Je choisi quoi? J’endure ce qui ne va pas  mais ça me rassure ou je provoque un changement de vie et je suis heureuse?
Et à 26 ans toujours, je me demande ce que j’attends – parce que j’ai toujours été dans l’attente de quelque chose d’excitant que je savais que la vie allait m’amener. Que si tout allait bien, ces étapes seraient un passage obligé.
Alors, à quelle étape d’attente suis-je rendu? M’acheter une maison? Me marier? Avoir un enfant? Essayer de vivre de ma passion? Partir en voyage? Emménager avec mon chum? Qu’on s’achète un chien? F*ck no. Je n’ai plus envie de penser à ce qu’il me reste à avoir et à vivre dans ma vie. J’ai décidé de la laisser faire ses choix et ses opportunités d’elle-même. Allez, surprend moi la vie! C’est ce dont j’ai envie.
J’ai souvent l’impression encore d’être dans l’attente de quelque chose. Cependant, les choses que j’attends ne sont plus des passages obligés de la vie. Alors il me reste quoi? À quoi ça me sert d’avoir ce sentiment vide, de devoir me lever à chaque matin en attendant la prochaine étape?
C’est ce qui m’amène à comprendre qu’à force de vivre dans l’attente de quelque chose, on ne vit pas. La vie, c’est maintenant. Le moment présent, est le seul qui nous appartient réellement non? Alors si je suis toujours en train d’attendre et d’avoir hâte à la prochaine étape (encore inconnu), c’est que je ne vie pas? Hein! Est-ce que je serais en train de passer à côté de ma vie, en essayant de tout placer en ordre ce que je souhaite vivre pour le futur?
Je ne sais pas si vous comprenez ce feeling, mais une fois qu’on en prend conscience, c’est bizarre.
Mais une fois qu’on en prend conscience, on n’a qu’une seule et unique envie et c’est celle de décider de vivre maintenant, et seulement maintenant. D’abandonner une bonne fois pour toute les vieilles histoires, les remords, les  »ah, j’aurais dont dû » ou encore d’anticiper nos moments futurs alors qu’on ne peut même pas être certain qu’on pourra les vivre.
Alors pourquoi ne pas juste apprécier le moment actuel? De simplement fermer les yeux, en respirant une bonne bouffée d’air du printemps et de vous dire que présentement, vous êtes en vie et vous en avez pleinement conscience. Et ça, c’est tout ce qui compte.
Puisque le moment présent est la seule chose qui nous appartient vraiment. Alors, profitez-en!

S. xox

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Une réflexion sur “Et si c’était maintenant qu’on vivait?

  1. Ping : LPS Xpress – semaine du 13 au 19 mars 2017 – La Petite Simpliste

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