Ce soir je ne porterai pas de talons

Le samedi soir, c’est cool.
C’est habituellement la soirée qu’on rentabilise toutes nos activités sociales qu’on n’a pas pu ou eu le temps de faire durant la semaine. Parce que si vous travaillez à temps plein, vous me comprendrez si je vous dis que le vendredi soir, on a notre semaine dans le corps.
Voilà pourquoi le samedi soir a été créé. Soirée idéale pour se divertir, pour souper entre amis ou en famille et sortir boire quelques (ou beaucoup) de verres par la suite.
Ça, ce sont les samedis habituels auxquels nous sommes vendues mes amies et moi. Un peu comme monsieur-madame tout le monde.
Ce qui devait être un samedi soir ben excitant ce soir n’est rien de ça. Parce que j’avais beau me minder que ça allait être super le fun sortir prendre une bière avec mes amis, parce que ce l’est toujours, mais il y avait quelque chose qui m’interpellait encore plus fort.
Mon linge mou.
Et mes talons hauts ont prit le bord pour mes pantoufles.
Calvaire.
Eye je ne suis pas prête à ça moi là! J’ai 26 ans! C’est encore le temps de vivre mes samedis soirs de jeunesse! Oui? Non? Peut-être?
J’ai toujours eu un peu peur du jour ou mon pyjama allait gagner le combat contre une bonne pinte de 50. Ça arrive tellement pas souvent que je remets mon existence en question. Bon, j’exagère un peu, mais il me semble que ça fait une coupe de fin de semaine que je suis relax. Mais il faut voir le bon côté des choses ; mes journées sont beaucoup plus productives qu’avant et je dépense moins pour rien. De toute manière, avec mon travail de semaine à temps plein, si je veux continuer de faire vivre mon blogue, je dois y mettre des heures le week-end.
Tout ça pour dire que l’expression :  »on a pu 20 ans » je croyais rien de ça avant. Maintenant que j’ai 26 ans, ça me rentre pas mal plus dedans. Je ne crois pas être rendu plate. Non, vraiment pas, parce que quand letuuuuurn up m’interpelle, il ne manque pas son invitation! Je crois seulement que maintenant je m’accorde de l’importance et du temps pour moi.
Parce qu’il y a quelques années à peine, si je n’avais pas de plan pour le week-end c’était clairement signe que je feelais pas bien là! Et si j’avais quelque chose de prévu avec une amie et que par malheur j’étais malade, eh bien je me devais d’y aller quand même. Canceller une sortie avec une amie aussi minime qu’elle était, était pour moi inacceptable. Alors, je traînais seulement ma fatigue encore plus longtemps.
Sauf que viens un jour où cette dite fatigue est rendu tellement grosse qu’elle prend de plus en plus de place dans ta vie. Elle t’envoie des signaux de fumés et des télégramme presque chanté pour te dire : woooo slack ton body! Tu vas trop vite pour moé! Mais toi tu ne l’écoute pas. Tu continues la rumba quotidienne et de t’étourdir jusqu’à ce que tu reviennes avec une tête qui n’est pas la tienne vers 3h30 du matin.
Et le lendemain matin tu feel croche. Pi ça, c’est SI tu te sens. Croche en dedans pi physiquement. Mais tu te dis que là, c’est la dernière fois, pi pour de vrai…Ben jusqu’au samedi suivant.
Vous comprenez où je veux en venir? Oui, c’est un cercle très vicieux. Autant tes vices que la pression des autres parfois. Sauf que quand la fatigue t’habite plus que ton fun que t’as dans la vie normalement, ben ça devient lourd et pas juste sur les épaules. Parce que tu es fatigué physiquement mais mentalement aussi.
Fack si ce soir j’avais quelque chose de prévu avec toi mon ami, ne m’en veut pas. Je prends seulement un peu de temps pour me revisser la tête et les idées à l’endroit où ils doivent rester. Je t’aime pareil en maudit, mais j’espère que toi aussi. Que tu m’aimes en retour, mais surtout que tu t’aimes assez pour prendre soin de toi.
Pi de t’accorder un petit break à toi aussi.
On s’habillera en mou ensemble et on ira au dep s’acheter pour 15$ de cochonneries. Ben oui, de l’argent dépensée pour rien, je sais ben. Mais que tu la mettes dans des jujubes ou dans une coupe de pinte de bière, c’est de l’argent qui sort de tes poches quand même.
Sauf que là tu te dis que tu vas peut-être rentrer chez vous avec des kilos en trop. Mais moi je te dis qu’au moins, même si t’es triste d’avoir raté une fête, ben au moins tu rentres avec toute ta tête.

Bon samedi soir!

S. xox,

habillée plus mou que jamais et entourée de 3 sacs de jujubes. Et un lait au chocolat. (pi de la crème glacée dans le congel, shut.)

 

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