Peur de moi

Et si je te demandais de quoi as-tu peur? Tu me répondrais quoi?
Au premier réflexe, moi je te répondrais que j’ai peur des souris, pi en maudit appart de ça. Les souris, c’est ma plus grande peur de surface dans la vie. Celle que j’expose à tout le monde sans me poser de question. Parce que, appart me trouver moumoune à cause de cette maudite phobie pas le fun là, ça change quoi dans ta vie? Bah, rien.
Et si je te demandais de quoi as-tu peur? Non, peur pour de vrai. Tu me répondrais quoi?
Pas de mourir j’espère. Je ne voudrais pas peter ta bulle de monde de licornes si c’est ça, mais toi aussi tu vas passer par-là, pi moi aussi. Pi tout le monde. Alors pense un peu plus loin. T’as peut-être pas besoin de chercher ben loin dans tes pensées non plus. T’as peut-être même pas besoin de te poser la question. Ça se peut que cette peur remonte ben haute en surface sans te prévenir de sa visite. Apprend à dealer avec, elle est déjà rendu chez vous.
Au deuxième réflexe, moi je te répondrais que ç’est pas de tes affaires. Tu fais bien de me répondre ça si tu le pense. Sauf qu’après avoir repris mes esprits, peut-être que je m’ouvrirais un peu à toi, si tu me le demandais. Parce qu’une peur, ça doit se surmonter pour la vaincre, non? Pi ben souvent, en team, on est plus forts que toute seule dans le ring de boxe. Ou ben, t’as plus de chance de gagner ton combat avec deux gants, plutôt qu’un seul, prend ça comme tu veux. Pi moi ben, ma plus grande peur, elle se surmonte d’abord seule, et ensuite à deux… Je pense.
Tu veux savoir c’est quoi ma plus grande peur? Si c’est toi – oh oui toi – qui me le demandait direct dans la pupille des yeux, je figerais. C’est d’ailleurs pour ça que je te parle de ma peur ici, plutôt que dans le creu de l’oreille, même si t’es assis sur le divan pas loin de moi présentement. Mais je sais que tu ne me poseras pas cette question et que tu ne lieras probablement pas mon texte de  »fefille » alors je m’en fiche. Shame on yousi tu tombes accidentellement dessus.
Moi là, j’ai peur de te perdre. J’ai pas peur que tu tombes amoureux d’une autre fille plus belle. J’ai pas peur que tu m’aimes juste pu. J’ai peur de te perdre à cause de moi. Parce que c’est moi mon propre ennemi dans la relation. Parce qu’il n’y a rien qui me fait peur comme briser ton coeur.
Parce que je me connais de long en large. Parce que je suis la blonde la plus fine et colleuse mais aussi la plus indépendante et avec un caractère de marde. À date tu tombes pas mal tout le temps sur des journées que je te feel pi que même si j’ai passé une journée à chier ben j’ai pas encore le goût de te le faire payer.
Sauf que ça ce peut que ça finisse par arriver. Quand la routine ce sera installée ben confortablement entre ton chest pi mon dos. Pi entre nos deux oreilles aussi. Quand j’essaie de piétinner les problèmes du quotidien pour que je les vive seuls, et pas à deux s’ils ne te concernent pas, mais qu’ils ne se laissent pas écrabouillés et qu’ils te sautent dans face. Pi qu’on chicane à cause d’une histoire que tu n’étais même pas supposé entendre dans ta journée tellement ça a pas rapport. Tu comprends?
J’ai peur d’avoir tellement besoin de ma bulle que je ne te laisse plus y entrer, mais sans te le dire. Pendant que toi, par habitude, tu tentes aussi bien que mal d’y accèder, comme autrefois. Sans que tu saches, qu’à chaque fois que tu pousses un peu plus fort pour me reconquérir, tu me fasses toujours un peu plus partir. Que mes beaux sentiments finissent par mourir.

 

J’ai peur de ne pas être la fille qu’il te faut desfois. Je veux, et je fais tout ce qui est en mon possible pour l’être. Et je veux que tu le saches. Sauf que moi, ma vie avance à 120 km/h à chaque jour alors que la tienne atteint maximum la limite permise sur l’autoroute. J’ai peur que tu te tanne, parce que je me tanne, de toujours pousser un tout petit peu plus fort et plus vite que la limite – que ta limite.
J’ai peur de te perdre parce que je laisse trop de place à ma tête dur. Je pense que tu le sais déjà, que parfois, il faudrait peut-être la faire dynamité pour me faire changer d’idée. Mais je sais que tu apprends à vivre avec et que tu m’aimes quand même.
Parce que toi, rien ne te dérange.
Rien ne te déstabilise.
Rien ne te fâche.
Rien ne te rend malheureux.
Rien ne te fais trop rire ou trop pleurer.
Parce que toi, tu peux vivre avec rien, justement.
Et moi, j’ai souvent besoin de plus.
C’est de ça que j’ai peur. Des souris et de briser ton coeur.
Je veux quand même que tu saches que, pendant que tu travailles fort à t’adapter à mes habitudes et mes demandes (tu sais très bien de quoi je te parle ;)) et bien moi, sans te le dire et surtout sans te le laisser paraître, je travaille fort dans les coins pour me débarrasser une bonne fois pour toute de ma vieille carapace. Celle que je traîne depuis des années et qui a été repatché trop souvent. Celle qui perd des morceaux, mais qui va souvent aller les recoller après pour être certaine d’être toujours surprotégée.
Et même si parfois je ne répond rien ou que je fais ma farouche, je veux que tu saches au moins une chose : que même si ma peur est celle de briser ton coeur,  je prends quand même la chance de te dire le plus souvent que je le peux, je t’aime.

S. xox


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