À la vie, à la mort

L’amitié.
Il y a les collègues de travail avec qui on passe la majorité de notre temps. Il y a les amis du secondaire, que l’on croise par moment. Il y a les amis, avec qui on va prendre un verre quelques fois dans l’année pour dire qu’on s’est vu. Il y a les bons amis, que l’on voit sur une base régulière et avec qui on ne se contente pas que de small talk. Il y a les meilleurs amis, avec qui on a passé des moments inoubliables et avec qui on a partagé plusieurs de nos rires et plusieurs de nos peines.
Et puis, il y a les amis que l’on choisit. Les amis qui devienne la famille. Des âmes-sœurs. Des amis que l’on a besoin pour vivre. Pour avancer, pour se réaliser, pour s’épanouir, pour rire, pour pleurer et pour partager. Ces amis sans qui ont ne se sent pas complète. Ces moitiés, avec qui on partage tout et pour qui on donnerait tout. Nos partners in crime.
Je le dis souvent, mais je suis reconnaissante envers la vie d’avoir mit sur mon chemin des filles, avec qui, au fils du temps, je n’ai pas que développer une relation amicale, mais une relation amoureuse.
Parce que si je perdais l’unes d’entre elles, mon coeur serait brisé comme si je perdais mon chum. Parce que je ne m’en remettrais pas. Parce que je tiens à elles comme on tient à son premier amour. Parce qu’ensemble, on se dit tout, on vit tout, comme avec notre amant.
Au fil de mes articles, vous avez pu lire que notre clan de fidèles chumettes a été chamboulé au mois de janvier quand l’une d’entre nous a passé à un cheveu de nous quitter. Pas seulement nous quitter nous. Quitter… la vie aussi.
Ça pas été facile. On avait le coeur pi la tête à l’envers. On a souffert. Pas autant qu’elle et pas la même sorte de souffrance, mais on a souffert avec elle et pour elle. Parce que quand l’une de nous a mal, on le ressent. Mais surtout, on en prend une part pour ne pas lui faire vivre les épreuves seul. Nous souffrons tous à part égale, pour moins intensifier la douleur à la personne visée. Ensemble, on est forte. Ensemble, on a enfilé nos gants de boxes pi on est monté dans le ring.
À coup de peurs, à coup de mal, à coup de fatigue, à coup d’inquiétude, à coup d’amitié, à coup de souvenir et à grands coups d’amour, on en a crissé toute qu’une à sa maladie.
BANG! Asta never.
Parce que cette épreuve a été lourde pour chacune de nous et que nous l’avons tous vécue à notre façon, nous avons décidé de closer cette histoire en se faisant graver un sablier dans la peau. En signe de support pour notre amie. En signe que, le temps de 45 minutes, on étaient prêtes à souffrir avec des aiguilles dans le bras pour elle, même si sa douleur était 1000 fois pire. On a fait ce tattoo, avec elle, parce que ça représentait énormément pour elle. Et pour nous aussi.
Ce tattoo imposant sur mon bras, je ne l’ai pas faite pour me rappeler cette histoire à chaque fois que je le regarderai. Je l’ai faite, pour montrer à ma meilleure amie qu’elle aurait mon support jusqu’à la fin de mes jours, comme mon tattoo. Je l’ai faite, parce que ce sablier représente une question de temps. Non seulement parce que la vie en dépend, mais aussi parce que le temps a joué pour beaucoup à son arrivée à l’hôpital. Parce que le temps est partout. Parce que tout est toujours une question de temps.
J’ai fait ce tattoo pour le regarder avec fierté, d’avoir traversé cet épreuve avec mes amies et que l’on en ai tiré leçon sur l’importance de la vie. Je regarderai ce tattoo en souriant parce qu’il me rappel mes chumettes, parce qu’elles ont le même.
Je regarderai mon tattoo, en vous remerciant, vous, mes âmes-sœurs. De faire partie de ma vie depuis plus de 13 ans. D’avoir fait de moi ce que je suis maintenant.
Et finalement, à chaque fois que je poserai les yeux sur mon avant-bras gauche, je sentirai la force. Parce que sans elle, nous ne serions pas tous vivante à l’heure qu’il est. Je sentirai la force de notre amitié, tout simplement. La force de notre courage, d’avoir décidé de nous unir jusqu’à la mort, en ayant le même lignage de gravé sous la peau.
Vous êtes maintenant toujours avec moi. Je vous ai dans la peau. Et lorsque ce sera à mon tour de devoir monter sur le ring et de me battre, je saurai que vous êtes toujours sur mon bras gauche.

 

Je vous aimes.
S. xox
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