Les relations du hasard

On m’a déjà reproché de rester trop longtemps dans mes vieilles amours.  On m’a aussi dit que je ne décrochais pas assez rapidement quand c’était terminé. Que je me faisais du mal pour rien aussi. Que ça ne me servait à rien d’espérer son retour après trop longtemps.
C’est peut-être juste parce que celui-là, il m’a vraiment fait mal. Aussi simple que ça.
Peut-être pas aussi simple que ça en a l’air finalement. C’est en repensant à toutes mes histoires que j’ai eues depuis que je sais c’est quoi aimer et aux histoires que j’entends autour de moi dans mon quotidien que j’en suis venu à une question qui me trouble de plus en plus.
Est-ce moi qui est anormal de croire parfois en une histoire qui ne saura voir le jour demain finalement et de rester un peu accroché à la personne en question? J’en suis venu à deux conclusions.
1ere conclusion : 
Ouin, ça peut être vraiment poche. D’être autant déçue quand dans le fond, on a jamais été en couple et qu’on ne s’est jamais dit dans le creux de l’oreille les deux mots à 1000 $. Qu’on ne s’était rien promis sinon que de se voir demain, tout simplement. Je peux comprendre que l’histoire (si on peut appeler ça de même) n’a pas durée nécessairement assez longtemps pour que j’en vienne à me poser des questions qui ne viennent jamais avec les réponses. Par contre, mes amies pourraient facilement approuver : je ne suis pas le genre de fille qui s’attache super rapidement (sauf en coup de foudre, tsé l’affaire là… l’affaire qui marche jamais parce que c’est de la foudre justement! Pi oui, ça existe). Je veux dire, quand je rencontre quelqu’un de potentiellement intéressant ben, c’est ça. Je ne rêve pas à lui la nuit suivante pi probablement que je ne lui reparlerai pas avant quelques jours ou même pas pentoute. De plus, je n’ai pas de zone grise en amour. C’est blanc ou c’est noir. Tu me plais dès le départ ou tu ne me plaira probablement jamais. Mais j’admets que parfois, il y a exception. Tsé le genre de personne qui embellit quand on apprendre à le connaître ou quand il se met simplement à parler? Par contre, ça peut avoir l’effet contraire aussi. Il y a des gars beeeeen cute, mais dès qu’ils se mettent à parler… ok, mmmmbabye!
Tout ça pour que vous compreniez que je suis une fille indépendante et qui vit très bien seule. Je ne part pas à la chasse chaque fois que je sors. Je pleure pas le soir si je suis toute seule chez nous et que toutes mes chumettes sont avec leur chum ou fréquentation ou encore bulle du moment. Et surtout, je ne parle pas à 20 dudes en même temps dans l’espoir qu’un seul s’intéresse à moi. Tsé, dans le fond, j’ai pas besoin d’un gars dans ma vie pour être heureuse. Je suis capable de faire mon propre bonheur. Alors, pour revenir à ma première conclusion, oui parfois, c’est vrai que j’ai plus de la misère à oublier quelqu’un rapidement. Mais quand j’y pense, ça s’explique simplement par le fait que quand je tombe sur quelqu’un avec qui ça fit vraiment ben c’est que je pense que ça pourrait vraiment fitter. Simplement parce que c’est rare en maudit que ça arrive et que je ne veux pas me contenter de moins. Je veux que ça frappe fort et que après deux semaines, je ne me pose pas de questions. Je ne me dis jamais : ah ben finaaaalement, peut-être que ouin, le gars de ma job pourrait peut-être m’intéresser. Tsé, je pourrais lui laisser une chance là, ça passerait le temps d’avoir quelqu’un! Haha, not. J’aime mieux être seule que d’être éparpillée un peu partout en étant jamais satisfaite.
                                             
Tout ça m’amène à ma 2e conclusion.
Ben oui, desfois j’aimerais ça avoir l’air moins farouche en présence d’un gars ou encore de faire la fake pour avoir l’air ben ben fine en lui parlant quand dans le fond, je m’en contre fou de lui. Que voulez-vous, je suis transparente. Quand je te parle, c’est que j’ai envie de te parler. Bref, ma 2e conclusion étant justement que la plupart des gens de mon âge change de relation/fréquentation comme on change metton de savon à linge (de chandail c’était un peu trop court).  Ah ok, donc ça ne marche pas avec lui ou elle, c’est pas grave, il y en a plein d’autre là! Plein d’autres quoi? Je ne crois pas qu’il y ai justement plein d’autres gens comme la personne que tu désires vraiment au fond de toi. À moins que justement, tu ne sais pas encore ce que tu veux. Pourquoi tu ne le sais pas encore? Parce que tu n’as jamais prit le temps d’être seul. La chienne te pogne à l’idée de passer ton party de Noël à la table des enfants parce que t’es célibataire ou encore de n’avoir personne avec qui texter.
 Vous me direz peut-être que c’est parce que moi, je suis indépendante. Ouaip, mais dites-vous que mon indépendance, je l’ai construit seul. C’est pas vrai qu’après une relation de 5 ans j’allais guérir en deux semaines et être prête à être en couple après un mois. La différence est peut-être simplement que j’ai pris le temps de vivre ma peine, de surmonter chaque étape même si dater n’importe qui pouvait parraître plus rassurant parfois. J’ai pris le temps de prendre conscience de mes défauts, de mes qualités, de ce que je voudrais à l’avenir dans une relation mais surtout, de ce que je ne voudrais plus. Ça fait 3 ans de tout ça et je guérit encore. D’ailleurs, je trouve véritablement qu’une personne qui passe d’une relation à une autre toujours aussi rapidement ne trouvera jamais son équilibre dans une relation. Simplement car cette personne ne fait que s’adapter à la vie de son partenaire et de sa relation au lieu de justement, pouvoir déterminer ce qu’elle recherche vraiment chez l’être aimée et de prendre le temps de le chercher. Prendre le temps de bâtir quelque chose qui serait plus solide que toutes ses relations qui ont durées 3 mois et moins parce qu’elle s’engage simplement beaucoup trop vite, brûle les étapes, ne sait pas ce dont elle a vraiment envie ou de besoin chez le sexe opposé et prend simplement le côté facile et le guess du tout d’un coup que ce serait le bon!
Je ne juge personne ici. Je suis juste de plus en plus triste de voir à quel point notre génération jette tout à la poubelle et sachant qu’il pourra retrouver bientôt une autre victime au lieu de simplement, continuer d’aimer la personne qui nous a vraiment fait tomber en amour et de réparer les pots et les coeurs cassés. J’ai parfois l’impression que ce sont des amours du hasard, qu’au fond, en autant que quelqu’un dorme dans notre lit, ça va. Ça me semble plus logique.
Oui, je m’attache moins souvent. Oui, ça se peut que ce soit long avant que je t’oublies si j’ai vraiment eu un gros crush pour toi. Par contre, tu pourras être certain que si c’est le cas, c’est que tu étais quelqu’un pour moi et non un numéro ou une tentative. Et je ne passerai pas au prochain immédiatement après que tu m’aies flushé.
Alors au fond, je me demande ce qui est vraiment mieux. Se faire du mal en pensant à quelqu’un même après des mois sans s’être parlé et que ce soit terminé ou ne jamais laisser le temps aux écorchures de notre coeur de cicatriser en patchant simplement les petits trous avec le prochain plaster? 
 
                                                       
Peut-être qu’au fond, je ne suis pas née à la bonne époque. Mais l’amour-poubelle, je n’en veut pas. Je ne sais pas plus si je crois à l’amour éternel, mais une chose est certaine,c’est que je crois encore aux premières étincelles qui parfois, me rassure en me montrant que, quand nous prenons le temps de construire quelque chose en béton, la vie à deux, elle peut être plus belle.
S. xox
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