Je ne suis plus désolée

J’ai fini par me le rentrer dans la tête. J’ai fini par croire à chacun de tes mots. J’ai fini par croire que tout partait de moi, tout était de ma faute. Qu’en l’espace de quelques secondes, je venais de gâcher notre relation. Qu’en l’espace de quelques textos de trop, j’avais mit le feu à ce que nous avions commencé à construire. J’ai fini par te croire. J’ai fini par croire que c’était moi, la mauvaise personne.
 
Je suis désolée. J’étais désolée. Je croyais que c’était à moi, d’être désolée.
 
Je ne suis plus désolée. En fait, je pense que je suis désolée pour toi. J’espère, que tu es désolé.
En amour comme dans toutes les autres facettes de la vie, il faut apprendre à trouver l’équilibre entre nos défauts et nos qualités. Il faut essayer, du mieux que l’on peut, de se forger une personnalité en prenant le meilleur des deux. Assembler les plus grandes qualités avec tes plus beaux défauts. J’ai une belle qualité qui est aussi un beau défaut, celui de toujours pardonner et d’accepter de prendre une grande part du blame.
Tu n’as pas cette qualité-défaut là, toi.
Dans toutes les situations, aussi banales qu’elles sont, tu jettes le blâme sur moi. Facile pour toi, tu le sais que je vais le manger en entrée, en repas principal pi en dessert. Parce que je n’aime pas ça la chicane, ça me gruge de l’énergie pour rien. J’aime mieux acheter la paix en payant avec la partie du blâme que je prends. Tu le sais, et tu en profite.
Avec tes réactions anticipées, prématurées et surtout, mais surtout, inventées, tu as décidé que ce serait terminé. Car selon toi, ça ne pourrait pas marcher. J’étais en route – ou presque – vers chez toi. Je n’avais plus envie d’y aller. Je t’en ai parlé. Tu as dit que j’étais fâchée, que j’étais compliquée. Tu as tout casser, parce que je ne suis pas aller sur la rue Fleury. À force de te lire, j’ai commencé à croire que oui, c’est moi qui devait être désolée. Plusieurs journées passées, j’ai tenté de te dire à mille reprises que j’étais désolée. Je n’avais pas à le faire. Je n’aurais pas dû le faire. Non, je ne suis plus désolée.
Souvent, rien n’arrive pour rien. Souvent, la vie nous lance des messages subtiles que d’autres ne font pas. Toi? Du courage, tu n’en a pas. Tu préfère laisser la vie m’envoyer tes messages. J’ai essayé fort d’interpreter, tu sais? Mais le dernier message était simplement parfait.
La rue Fleury m’interpellait, ben ben fort, pendant que j’étais ben proche d’elle. J’ai dévié, juste un tout petit peu, et je suis arrivée devant chez toi. Je cherchais dans le creux de mes poches de jeans voir s’il me restait un peu de courage et d’amour-propre. Tout ce que j’ai trouvé, c’est quelques cents pi des excuses à te faire. Parce que tsé, je devais être désolée. J’ai attendu quelques minutes avant d’aller faire ma fille smath et de manger tes mots pour ensuite de les revomir dessus, mes mots d’excuse.
Tout est une question de timming. Je n’aurais jamais cru le croire aussi fort que ce dernier soir. Parce que ma tête a déviée juste un tout petit peu, comme mes pieds pour rentrer dans ta rue. Mes yeux ont suivi ma tête et j’ai foncé sur ta porte. Pi j’ai même cogné.
J’étais désolée, je ne le suis plus.
Tu as ouvert la porte. Tu as pris ton personnage théâtrale. T’as même affiché ton sourire. Ton sourire jaune, parce que tu devais être mal à l’aise hein? Mes yeux ont encore déviés des tients, pour croiser les siens. Les siens à elle. La fille, assise sur ton divan à la même place que moi, il y a deux semaine.
Oh oui, j’étais désolée, je te jure. Non pas de mes mots, mais de toi.
Tu devais être mêlé un peu avec moi pi elle, oh oui, et toi, dans la même pièce. T’es pas dur a mêlé, anyway.
Fack c’est ça que je voulais te dire en frappant à ta porte mon p’tit homme. Que j’étais tellement désolée d’avoir tout gâcher. Imagine, ça aurait pu être moi ce soir, assise à sa place sur ton divan, comme il n’y a pas si longtemps. Mais les mots je suis désolée ne sont pas sorti de ma bouche en croisant son regard. Et encore moins en croisant le tient. La seule chose qui est sortie, c’est moi. Je suis sortie de ton appart comme je suis maintenant sortie de ta vie, à ce que j’ai pu remarquer.
J’étais désolée. J’y ai presque cru. Cru à toi. Cru à moi. Cru à toi et moi. Cru que je devais être désolée. Cru que j’étais désolée.
Je suis désolée pour toi.
Désolée pour toi pour ce manque de respect. Désolée pour toi de ne pas t’expliquer. Désolée pour toi, de devoir te cacher. Désolée pour toi, de ne pas avoir autant de courage que celui que t’avais à la fin octobre.
J’étais désolée, j’y ai presque cru. Je suis désolée, désolée pour toi et tes conquêtes enchaînées. Désolée même un peu pour cette fille, qui va croire qu’elle doit être désolée. Désolée du malaise que j’ai pu causer.
Tu peux refermer la porte. J’étais désolée, oh, tellement. J’y ai presque cru. Je suis désolée, mais pas vraiment désolée.
Je ne suis plus – et ne serai plus – désolée.
Désolée pour ton honneur. Je ne suis plus désolée pour mon bonheur. Finalement, je suis désolée de t’avouer que, c’est vrai que t’en a pas de coeur. J’avais rectifié quand tu avais dis ces mots pas de bon sens là. J’étais probablement désolée pour toi de t’entendre dire ça. Mais non, je ne suis plus désolée. T’en a pas de coeur et tes un menteur.
Je suis désolée. Non, je ne suis plus désolée.
S. xox
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