«I’m not dead»!

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Je ne vous ai pas oublié. J’ai juste déposé mon crayon un peu. Pas parce que je n’avais pas d’idée de quoi vous parler. Au contraire, j’en avais au minimum mille. Mais je ne savais pas par où commencer et surtout quelle limite je pouvais atteindre.
Ces derniers temps, je me suis sentie en échec. J’ai eu les résultats médicaux que j’attendais depuis plus d’un an, suite à mon accident de bolide en mai 2014. Bon, disons que ce n’est pas les résultats que je m’attendais à avoir. Ou plutôt, pas ceux que je souhaitais avoir. Ce que je croyais qui serait une page tournée dans l’histoire de ma vie à partir de ce jour, se rallonge finalement.
C’est très lourd. C’est épuisant. C’est dur à accepter. C’est même un deuil à faire pour certaines choses. C’est aussi d’apprendre à vivre avec une douleur chaque jour. C’est aussi de dire à ses amis : oh, je ne peux pas venir monter ce mont là avec toi, tu sais, ma jambe et mon dos… Je ne peux pas me remettre au sport. C’est essayer de se convaincre à chaque fois, que bientôt, oui bientôt, ça ira mieux…
C’est de se remettre en question. C’est aussi de se demander si un jour, ce sera possible d’atteindre ses nouveaux objectifs qui autrefois, était mon quotidien. C’est de finir par se trouver lourde soi-même à force de penser négativement. C’est de se mettre dans un état pitoyable par bout. C’est de trouver encore plus de noir dans son histoire chaque jour. C’est de se décourager et avoir envie de baisser les bras par moment. C’est d’en venir à mélanger toutes les choses qui fonctionnent moins bien dans sa vie. C’est finalement, de tout mettre dans le même panier à venir qu’à s’étourdir et se dire qu’au fond, tout ça c’est de la vraie dump.
C’est de me demander en réalité où est ma place pour de vrai? Quand je suis en ville, je cherche les grands espaces de la campagne. Quand je suis à la campagne, je cherche les lumières de la ville. Quand je suis ici, en ville, je m’étourdie facilement. Et quand je suis à la campagne, je fini par m’ennuyer. C’est donc de finalement se demander si je suis bien à une place? Ou a aucune? C’est de m’ennuyer de la fille si simple que je suis à la base. C’est de m’avouer que maintenant, j’ai toujours besoin de plus et même parfois de l’impossible pour tirer satisfaction.
C’est de s’accrocher à toi, que je n’aurai plus jamais. C’est de continuer d’espérer que tu ne m’as pas oublié et que tu finiras par changer d’idée. C’est de se dire que ça ne sert à rien, sauf d’amener des larmes qui n’en valent finalement pas la peine et de les ravaler en se disant que c’est terminé. C’est d’en venir à perdre un peu d’estime de soi à force de patcher son coeur, plasteurs par-dessus plasteurs.
 
C’est d’avoir hâte d’arriver à quelque part et finalement avoir hâte de s’en aller. C’est de vouloir être de plus en plus solitaire. C’est de remettre l’honnêteté de sa meilleure amie en question. C’est de se dire qu’au fond, il n’y a que sur nous sur qui nous pouvons compter. C’est de voir que tu penses beaucoup trop et que tu t’en viens déprimante à force d’encaisser des mauvaises nouvelles.
Tout ce beau package mélancolique, c’est de finalement se dire qu’on a encore du travail à faire sur nous. C’est d’accepter notre vie comme elle nous est destinée. C’est d’apprendre à s’aimer à travers les échecs et les blessures. C’est d’essayer de garder son mental assez fort pour se retrousser les manches et relever son petit menton un peu amoché une fois de plus. C’est de trouver sa place dans cet univers des plus étourdissants. C’est d’essayer de trouver un sens à la vie à travers ce qu’on ne peut pas maîtriser. C’est d’apprendre à laisser aller les choses et les gens qui doivent prendre la prochaine sortie sur l’autoroute de notre vie. C’est de fermer les yeux et se dire que demain, oui demain, tout ira mieux.
Il est exactement 3h02 du matin. Je ferme mon laptop et bientôt mes yeux. En me disant que demain, sera un pas de plus vers l’acceptation de ce qui me quitte. C’est de tenter de trouver d’autres petits bonheurs à travers les petits malheurs. Mais tout ça, c’est surtout de convaincre l’abandon, que tu ne veux pas l’abandonner, quand lui, semble t’abandonner.
Bonne nuit les simplistes.
S. xox

Publié par La Petite Simpliste

Fondatrice et rédactrice du blogue

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