Back at sixteen

Je dis souvent que si j’avais à garder un âge précis pour le reste de ma vie, ce serait 25. Mon âge actuel, au fond. C’est plutôt cool 25 ans, tu travailles, t’as donc automatiquement un peu d’argent, une auto qui te permet de te mener à l’endroit que tu veux et un style de vie assez soft, qui n’implique pas encore beaucoup de grosses responsabilités. Je parle en général ici là, et je m’inspire de ma vie.
Tes vendredi soirs sont plutôt cool, et tes semaines passent si vite parce que tu prends plein d’engagement avec ton entourage. Bref, tu te divertie assez bien. Tu fais pas mal ce que tu veux, t’es en appart. Ce qui veut dire que tu fais ce que bon te semble quand ca te tente. Personnes pour surveiller tes allées et venues. Pas de parents pour critiquer l’heure à laquelle t’es rentré ou si tu n’es pas rentré pentoute. Et surtout, pas de question sur l’endroit ou chez qui t’as dormi. C’est la liberté. Ouais, 25 ans, c’est cool. C’est comme un mixte entre l’âge adulte et le fait que tu sois encore jeune en même temps. En tous cas, assez pour mener ta vie un peu égoïstement et comme elle te plaît.
Cette semaine, j’aidais un ami à faire des boîtes pour son déménagement et il est tombé sur des souvenirs du secondaire. Tsé, le petit livre ou l’agenda qu’on avait tous… Celui qui gardait secrètement tout tes dessins, tes poèmes, tes états d’âmes, tes dépressions d’ado (lol) et tes rêves… On a bien rit, en tous cas. Disons que le sien était assez particulier merci. Et puis là, je me suis mise à repenser comment c’était quand j’étais une ado. Après ce grand moment de réflexion à rire toute seule, j’ai regardé mon ami avec un petit sourire et je lui ai dit :  »Je ne sais pas ce que je donnerais pour revivre une soirée à 16 ans. » Tsé, juste une là. Juste pour sentir à nouveau le feeling dans ton corps. Ta manière de penser, tes réactions, tes interactions… Tu piges? Non, probablement que je ne retournerais pas à cet époque, et mes parents non plus d’ailleurs (encore pardon les parents pour cette crise d’adolescence, héhé) mais pour le temps d’une soirée, ouep, je le ferais. Et puis vraiment à part de ça.
Le pire, c’est que hier, j’y pensais encore. J’essayais de me rappeler ce qui me manquait le plus de ce temps si peu compliqué. Je crois avoir bien résumé sous forme de liste, le pourquoi, à 16 ans c’était tellement amusant et que rien n’était jamais grave… Sauf couler tes maths.
Ce qui me manque de mon  »jeune temps d’insouciance » :
  • L’insouciance, justement. J’avais encore telllllllement d’années (dans ma tête d’ado) devant moi avant de faire mes choix. Comme les études par exemple et de ce que je voulais devenir. À 16 ans, j’allais être rédactrice en chef de l’information pour un grand magasine, tel Jenna Rink, dans 13 ans bientôt 30. Bon, je ne suis pas Jenna Rink mais… J’écris encore. On aura pas tout perdu!
  • Manger autant de poutine que je voulais, sans engraisser. Parce que je ne le dirai jamais assez, je trippe raide sur la poutine. Oh, en passant, les gars, NON, le rêve de toutes les filles n’est pas d’épouser le prince charmant (pas certaine qu’il existe, anyway) mais bien de manger TOUT ce qu’on veut sans JAMAIS engraisser. Rien de m-o-i-n-s.
  • Canal Famille. Radio Enfer et Télé-Pirate particulièrement.
  • Qui s’en suit, le bon vieux Musique Plus. Tsé dans le temps qu’ils passaient des vidéos clips? Et non pas la vie des Kardashian dont on ne veut rien savoir.
  • Les petites boules de papiers passées en classe. Ben, jusqu’à ce que tu te fasses pogner et que le prof, bien sûr, le lise devant la classe. Beaucoup plus cool cette façon d’écrire à quelqu’un que les maudits messages textes qu’on ne comprend jamais rien et qu’on se fait un scénario dans notre tête à chaque fois qu’on reçoit un message qu’on avait pas prévu écrit de même.
  • Appeler à la maison de quelqu’un et demander pour parler à ton ami. Par la suite, bien spécifier que c’est toi qui parle. Du genre :
     – Est-ce que je pourrais parler à Kate?
    – Salut Kate!
    – C’est Suzie!
    Wow, quel mystère tout de même.
  • Avoir une permission spéciale de tes parents pour aller à un gros party. T’étais prêts à faire la vaiselle toute la semaine chez vous en échange de cette permission. Tu le méritais en maudit ton party! Et puis là, tu te préparais toute la semaine en te faisant des scènes de toi pi tonkick (qui était mieux d’être là, à part de ça!) dans ta tête. Hihu.
  • À ce party, prendre un 4 packs de Poppers, que t’es parents t’avaient sorti pour l’occasion, et vomir 10 minutes après parce que c’est beaucoup trop sucré. Bon, je m’ennuie pas tant de ça, mais au moins, tu étais VRAIMENT sur la brosse et ça te coûtait un gros 10$.
  • Manger à la caf de l’école le vendredi. Pas de sandwich. jour de f-ê-t-e! Et ça, c’est sans mentionner que le vendredi, il y avait souvent de la poutine au menu! (j’abuse clairement).
  • Partir en bicyk chez ton ami. Trop cool. Oh, et jouer dehors très longtemps.
  • Aller enfin t’acheter ton t-shirt de band préféré avec TOUTES tes petites économies (sauf ta dépense pour ton 4 packs de poppers). Ouais, tu as travaillé si fort mon champion pendant des mois entier pour te l’offrir. Et c’est à ce moment-là que tu dis à ta mère (comme mon bon vieux chandail de Bérurier Noir) : Ce chandail là mom, JAMAIS je vais le jeter. Et ce chandail, justement, il était impossible que tu le prête. Même pas à ta best.
  • Ton premier french. C’était un peu croche mais t’avais frencher. Quand même.
  • Me faire mettre dehors de mon cours parce que je jouais aux cartes avec mes amies. C’était juste tellement drôle à chaque fois.
  • Se teindre les cheveux de toutes les couleurs possible.
  • Avoir enfin la permission de ta mère (mais rarement de ton père) pour avoir ton premier piercing ou ton premier tattoo.
  • Mes cours de danse. Même le ballet jusqu’à 9h le vendredi soir.
  • Tenir un journal intime. Le relire après 10 ans.
  • Passer ton permis de conduire et faire ton pense bon.
  • Juste te coucher sur ton lit et écouter ta musique (que tes parents déteste d’ailleurs) trop forte en pétant ta crise d’adolescence.
  • Et finalement, il y aurait bien d’autre point, mais je ne pouvais écrire toute la nuit. Je terminerais avec une de mes nombreuses soirées  »au village » avec mes potes. Si simple mais si beau de repenser qu’on pouvait jouer avec une poignée de terre et tripper ensemble.
Au fond, on se contentait de peu. On avait peu. On était pauvres mais heureux. On était peu, mais c’est à partir de tout ces  »peu » que nous sommes devenues des personnes entière aujourd’hui. Pour moi, c’est clairement la musique et l’écriture qui m’ont alimenté durant toutes ces belles et folles années. Même si 9 autres années ont passé depuis, ce sont toujours ces deux choses qui m’alimente et m’alimenteront encore. Comme quoi, au fond, on ne change pas tant que ça. On devient simplement, avec les années, un peu plus passionnés et ridés.
bis2
P.S : Sur ces photos, j’avais peut-être 16-17 ans. Pi j’avais l’air d’avoir du fun pas mal.
Bonne journée!
S.xox
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s